Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
26 Août 2026 | Trafic
 

Plus de 4 cigarettes sur 10 vendues en France proviennent du trafic de contrebande. Mais où celui-ci prend-il sa source ? Si la rumeur publique désigne indistinctement « les pays de l’Est », TF1 a mené l’enquête jusqu’à celui qui serait le principal producteur : la Hongrie. Les trafiquants y installent des usines clandestines pour fabriquer des centaines de milliers de cigarettes. Les douanes ont accueilli son équipe pour lui dévoiler l’ampleur des saisies effectuées. C’est ainsi que démarre un sujet de TF1 (d’Arsène Gay et Alice Mouchard) diffusé le 23 août.

« On stocke le tabac qu’on a saisi dans cet entrepôt », explique Kondor Tamas, chef de la logistique et du stockage de l’administration nationale des taxes et des douanes. Dans un entrepôt dont la localisation doit rester secrète, l’odeur est saisissante. Des feuilles de tabac séchées déjà découpées, des cartouches prêtes à être expédiées sont entassées dans d’innombrables cartons. « Rien que devant nous, là, il y a environ 500 000 cigarettes. La plupart des cartouches de ce genre finissent dans des pays d’Europe de l’Ouest », affirme le chef du département. Lire la suite »

20 Août 2026 | Trafic
 

Pour importation de tabac en contrebande, un jeune belge a écopé, devant la 6ème chambre correctionnelle du Tribunal de Versailles (photo), d’une peine mixte, mais aussi de plus de 300 000 euros d’amende douanière. Nous reprenons l’information de JSS du 14 août.

Bruxellois, Bilal A. a un accent belge à couper au couteau, et ponctue ses phrases de quelques expressions de nos sympathiques voisins. Il a été interpellé au péage de Saint-Arnoult (Yvelines) pour importation de tabac en contrebande et détention de marchandise contrefaite : pas moins de 50 cartons de 50 cartouches de cigarettes au bien connu paquet rouge et blanc, soit quelque 2 500 cartouches (ce qui représente 500 kilos de tabac).

Outre la peine encourue au pénal, il faut signaler l’amende douanière sollicitée par la Direction nationale du Renseignement et des Enquêtes douanières (DNRED) : pas moins de 337 500 euros, correspondant à la valeur de revente de la marchandise. Il comparaît aussi pour avoir refusé de donner son code de téléphone… ce qu’il accepte désormais de faire. Lire la suite »

13 Août 2026 | Trafic
 

Quand on cherche à marginaliser – voire à interdire comme cela est déjà le cas en France – un moyen de consommer la nicotine sans passer par la combustion… voilà ce qui se passe et on ne saurait s’en étonner.

On a appris ce 10 août que l’OLAF (Office européen de Lutte anti-Fraude) vient d’aider les autorités de Lituanie à fermer une usine clandestine de sachets de nicotine à Kaunas (300 000 habitants, c’est la 2ème ville du pays et son plus important port fluvial).

En fait, il a été découvert une ligne opérationnelle complète : production-conditionnement-étiquetage. Avec les marques de plusieurs fabricants connus.
330 000 boîtes complètes ont été saisies correspondant à 30 références différentes. On n’a pas d’information sur les dosages…

Les marchés visés étaient apparemment les suivants : les pays baltes et scandinaves ; les Émirats arabes unis.

12 Août 2026 | Trafic
 

C’est un vaste coup de filet, annoncé par un communiqué de la Direction générale de la Gendarmerie nationale. La section de recherches de Lille a mis au jour un trafic de cigarettes contrefaites entre la France et la Belgique.
La marchandise était produite Outre-Quiévrain dans des usines clandestines avant d’inonder le marché de la métropole lilloise.
Les enquêteurs ont établi que depuis décembre, les importations de ce réseau auraient représenté une valeur marchande estimée à 12 millions d’euros, « l’équivalent du volume de vente de 20 buralistes lillois sur la même période » (voir le 8 août). Lire la suite »

11 Août 2026 | Trafic
 

Une usine de contrebande de tabac

3 jours après la découverte d’une nouvelle usine clandestine de fabrication de cigarettes de contrefaçon en Belgique – la 11e depuis le début de l’année (voir le 8 août 2026) – le Journal du Dimanche (du 9 août) a publié un article confondant (« Comment la Belgique arrose la France en fausses cigarettes ») sur le sujet, signé Geoffroy Antoine.

Ce que nous y avons appris :

Depuis 2019, 62 usines clandestines de fabrication de cigarettes ont été démantelées en Belgique : « un record en Europe de l’Ouest. Ce qui n’était qu’un pays de transit est devenu l’atelier de la contrefaçon qui alimente la France, premier marché européen des fausses cigarettes. » (Voir 9 juin 2026 / KPMG).

Le mouvement porte un nom, le « offshoring » (délocalisation). Les réseaux venus de Pologne, de Slovaquie, d’Ukraine et de Moldavie ont rapproché leurs lignes de production des marchés les plus taxés, donc les plus rentables. « Il y a énormément d’usines désaffectées chez nous, en zones rurales. Les trafiquants se les approprient pour y installer leurs machines », explique un policier bruxellois.

Les fabricants reproduisent les paquets neutres français, avertissements sanitaires et codes de traçabilité compris.

Les méthodes de convoyage sont de plus en plus discrètes. Fini les camions de 30 tonnes : la marchandise part fragmentée dans des utilitaires chargés de 3 000 cartouches qui se fondent dans le flux et limitent les pertes en cas de contrôle.

Côté belge, une ligne de production coûte jusqu’à un million d’euros et s’amortit en deux semaines.

8 Août 2026 | Trafic
 

Pas étonnant que des convois chargés de cigarettes de contrefaçon déferlent sur le Nord de la France… (voir ci-dessous)

Ce 6 août au matin, une ancienne usine de Monceau-sur-Sambre (agglomération de Charleroi) qu’on pensait à l’abandon a été envahie de douaniers du SPF Finances belge. À l’intérieur se trouvait une usine illégale de cigarettes… (Nous reprenons l’essentiel de l’information de plusieurs médias belges).

« On a trouvé sur place 42 couchages, des travailleurs vietnamiens vu les papiers qu’ils ont fournis », explique la porte-parole du SPF Finances, Florence Angelici.

La fabrique illégale était énorme : « nous avons saisi 19 tonnes de tabac et un million de cigarettes. C’est la 11e fabrique illégale qu’on démantèle cette année, avec 180 millions de cigarettes saisies. Notre record était de 12 en 2024, on y est presque et l’année est loin d’être terminée. » (voir les 26 juin 2026, 18 juin 2026 et 20 avril 2026).

Les enquêteurs ont dû découper un mur pour pénétrer dans l’entrepôt. Celui-ci avait été isolé pour éviter que le son des machines s’entende à l’extérieur.

Les enquêteurs confirment aussi qu’il s’agit d’une installation particulièrement importante. « Le niveau de dénombrement de couchettes pour les ouvriers est particulièrement élevé. »

« Plus loin, il y a une cuisine, il y a des logements, et encore après, il y a toute la portion de pièces où les machines pour confectionner les cigarettes et les mettre en paquet. C’est une petite ville », raconte encore un enquêteur.

(À suivre)

8 Août 2026 | Trafic
 

Un réseau de trafiquants de cigarettes contrefaites estimé à 12 millions d’euros de préjudice. C’est ce qu’ont découvert les gendarmes de la Section de recherches de Lille (Nord) au cours de leurs investigations qui ont débuté en avril 2026, précise un communiqué de la Gendarmerie nationale ce 7 août. Nous reprenons une information de Laure Morineau sur France Info.

À la suite d’un renseignement, les enquêteurs confirment l’existence d’un trafic de cigarettes contrefaites sur l’agglomération lilloise. L’enquête préliminaire permet aux forces de l’ordre de découvrir la mise en place de convois de cigarettes de contrebande depuis la Belgique vers la métropole lilloise.

Selon la gendarmerie, chacun de ces convois permet l’importation d’environ 7 500 paquets de cigarettes. Depuis le mois de décembre 2025, 120 convois ont été réalisés avec une valeur marchande estimée à 12 millions d’euros. Comparé au marché légal, cela représente l’équivalent du volume de vente de 20 buralistes lillois sur la même période.

Trois personnes ont également été identifiées en tant que revendeurs. Lors d’une opération judiciaire le 4 août, les quatre individus mis en cause ont été interpellés et trois d’entre eux placés en garde à vue. Une quatrième personne est auditionnée librement.

Au cours des perquisitions menées aux domiciles des quatre individus et sur leur lieu de stockage, les gendarmes ont saisi 600 cartouches de cigarettes contrefaites de la marque Marlboro ainsi que 223 500 euros. Des produits stupéfiants ainsi que des compteuses à billets, une arme de poing et un quad ont également été saisis. Lire la suite »

15 Juil 2026 | Trafic
 

On n’arrête pas de découvrir des unités de contrefaçon de tabac en Espagne (voir les 10 juillet 2026 et 6 juillet 2026).
Mais cette fois-ci, il s’agit de cigares cubains…

Ce sont les autorités douanières et la Guardia Civil de Valence qui – sur une enquête demandée par le tribunal de Llíria – ont été amenées à saisir quatre gros paquets postaux à destination d’autres pays européens. À l’intérieur… la bagatelle de 6 258 cigares.
Des cigares cubains. En tout cas présentés comme tels.
Avec différentes marques commerciales archi-connues.

L’enquête a débouché sur la découverte d’un petit atelier de contrefaçon (les enquêteurs ne donnent pas encore plus de détails sur le procédé artisanal) et de mise en boîte de cigares, présentés comme cubains, avant leur expédition ailleurs en Europe.
Tout cela dans un domicile privé situé à Mislata (banlieue de Valence).

Sur place, 27 852 cigares déjà roulés. Et 637 646 bagues de différentes marques.
Sept personnes sont poursuivies, dont trois ont été incarcérées, a-t-on appris ce 13 juillet.