Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Jan 2026 | Profession
 

Les Douanes viennent de publier les chiffres des ventes officielles dans le réseau des buralistes, en volume, des produits du tabac sur le mois de décembre par rapport à décembre 2024 (voir le 18 décembre 2025).
Avec une répartition entre toutes les catégories.
Sachant qu’il s’agit plus précisément, des livraisons aux buralistes de la France continentale.
Avant l’augmentation des prix du 1er janvier.
Précisons que le nombre de jours de livraison en décembre dernier a été de 22 comme en décembre 2024.

  • Cigarettes : – 4,68 %
  • Tabac à rouler : – 4,35 %
  • Cigares / cigarillos : – 3,37 %
  • Autres tabacs à fumer : + 9,34 %
  • Tabac à mâcher : – 4 %
  • Tabac à priser : + 0,6 %
  • Autres tabacs à chauffer : – 29,52 %
6 Jan 2026 | Profession
 

Serdar Kaya

C’est sur BFM-TV que, le matin du 1er janvier, Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes) a commenté l’augmentation du prix des paquets de cigarettes, appliquée chez ses collègues le matin même (Voir les 30 décembre 2025 et 1er janvier 2026). Extraits significatifs :

« Ce matin, les trafiquants se frottent les mains alors que les buralistes mettent en place des nouveaux prix des cigarettes. C’est difficile pour nous. Alors que les prix en Italie et en Espagne avoisinent les 6,7 euros. »

« Nos collègues connaissent aujourd’hui des chutes de chiffres d’affaires vertigineuses. Cela peut aller jusqu’à – 15 et – 20 %, voire – 30 % aux frontières. »

« L’État doit travailler sur un gel des prix du tabac. Il doit tenir son engagement auprès des buralistes. »

 

4 Jan 2026 | Profession
 

« 2026 doit être l’année de la résilience, du collectif et de l’action. Une année où l’on avance avec lucidité, méthode et esprit d’équipe. Je sais pouvoir compter sur l’énergie, le professionnalisme et la solidarité des buralistes. »

Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes / voir le 30 décembre)

31 Déc 2025 | L'Info
 

Marché parallèle du tabac : Vaines querelles devant des chiffres qui vont de mal en pis

49,4 % de marché parallèle du tabac en 2024 (part de la consommation de tabac qui ne vient pas de chez les buralistes) d’après le rapport KPMG, commandité par Philip Morris International ;
38 % de marché parallèle en 2023 d’après une étude EY Parthenon, commanditée par plusieurs fabricants de tabac ;
19,2 % de marché parallèle en 2023 d’après une étude financée sur fonds publics (Mildeca et Douanes / rapport Tafe)…

Peu importe les différences et les polémiques sur les chiffres, la vérité est que le phénomène s’avère de plus en plus important. De plus en plus visible. Il s’aggrave. Et les synergies avec le narcotrafic crèvent les yeux.
Désormais, de grands et petits réseaux mafieux – structurant les trafics et blanchissant leurs mégaprofites dans des commerces de proximité – s’organisent autour de cette activité.
Sans que les politiques, à quelques exceptions près, ne s’en émeuvent.
Le sujet est devenu d’une banalité affligeante, consternante.


Prix du tabac : un niveau toujours anormalement haut

Il n’y a pas de nouvelle « trajectoire fiscale » dans ce qu’il reste du budget de l’État mais les prix du tabac continuent d’augmenter d’une année sur l’autre.

Comment croire que la mécanique infernale conduisant à l’extension du marché parallèle puisse s’arrêter prochainement ?

À l’exception de la Belgique, l’offre tabac des pays voisins de la France se situe toujours à des prix justifiant les achats frontaliers. Et l’actualité, rapportée quotidiennement ici-même sur Le Monde du Tabac, montre bien comment les réseaux de vente illégale (en ligne, dans la rue, dans les épiceries) prolifèrent.


Interdiction des puffs et explosion d’un nouveau marché parallèle

Madame Vautrin a décroché sa « mesure anti-tabac bien à elle » avec l’interdiction des puffs en février.

Ces cigarettes électroniques jetables, pratiques pour aider les fumeurs à décrocher du tabagisme, mais dont le marketing a été dévoyé par certains metteurs sur le marché peu scrupuleux.

Lesquels écoulent maintenant les puffs, en pagaille, dans des épiceries ou en ligne.


Interdiction brouillonne des sachets de nicotine

Alors que la plupart des pays européens cherchent à encadrer et réglementer ce nouveau mode de consommation de la nicotine, cela aura été la dernière mesure de feu le gouvernement Bayrou, début septembre : une prohibition sans appel.

Depuis, le Conseil d’État a suspendu la décision. À suivre.


Extension des zones non-fumeurs

Les plages et d’autres lieux publics passent en zones non-fumeurs par le biais d’un décret pris en catastrophe juste avant les vacances.

Les terrasses échappent à la mesure qui, par ailleurs, ne concerne pas le vapotage.


Prévalence tabagique qui bouge

On apprend en octobre que la prévalence tabagique a baissé en France : de 31,3 % de « fumeurs quotidiens et occasionnels » en 2023… à 25 % en 2024.

Les interdictions mentionnées plus haut n’y étant pour strictement rien.

Le ministère de la Santé se félicite discrètement de ce résultat mais ne s’aventure pas à donner l’une de ses principales explications : le recours au vapotage chez de nombreux fumeurs voulant arrêter.


Buralistes à la peine

Ventes tabac et presse en baisse constante ; ventes additionnelles en réduction ; conjoncture morose : les buralistes serrent les dents.

Et beaucoup de travail pour la nouvelle équipe à la tête de la Confédération depuis octobre dernier. L’année qui arrive sera décisive.

30 Déc 2025 | Profession
 

Serdar Kaya

Le Président de la Confédération des buralistes, Serdar Kaya, a publié, sur LinkedIn, le 29 décembre, le message suivant :

« À quelques heures d’entrer en 2026, je veux partager une conviction simple :

Notre réseau est plus fort quand il parle d’une seule voix.
Attaché à une méthode de co-construction, concrète et pragmatique,
les meilleures solutions viennent du terrain,
de celles et ceux qui vivent chaque jour la réalité de nos commerces.

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29 Déc 2025 | Profession
 

…Elle serait de -5,3 %.

Soit la baisse du chiffre d’affaires tabac — tous produits du tabac confondus — chez l’ensemble des buralistes depuis le début de l’année.
(NDLR : il s’agit d’une première estimation puisque les chiffres de décembre ne sont pas encore connus).

Sur le seul mois de novembre, cette baisse aura été de -9,1 % (-11,58 % en volume / voir 18 décembre).

Soit :

  • – 8,5 % pour les cigarettes,
  • – 12,2 % pour le tabac à rouler et à tuber,
  • – 8,4 % pour les cigares-cigarillos.

Les évolutions des chiffres d’affaires tabac des buralistes, ces dernières années, auront été les suivantes :

  • 12,6 % en 2020 (Covid),
  • 1,2 % en 2021,
  • 6,7 % en 2022,
  • 1,1 % en 2023.

(sources : Revue des Tabacs, Logista)

21 Déc 2025 | Profession
 

L’UMIH (Union des Métiers de l’hôtellerie restauration) souhaite exprimer son soutien aux agriculteurs et éleveurs français, actuellement confrontés à une nouvelle crise qui met en péril leur activité et l’équilibre de nos filières.
C’est ainsi que débute un communiqué de l’Umih que nous reprenons.

L’agriculture et la restauration partagent des réalités économiques communes avec notamment une rentabilité sous pression. L’agriculture et l’élevage sont le socle de nos métiers de la restauration.
Sans nos producteurs, il n’y a pas de circuits de proximité, ni gastronomie de territoire, ni restauration de qualité.

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