Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
26 Mai 2020 | Observatoire
 

Le chef du Gouvernement andorran, Xavier Espot, a annoncé lundi la réouverture le 1er juin de la Principauté pyrénéenne aux visiteurs français et espagnols, un bol d’air pour le commerce détaxé, mais sous des conditions sanitaires rigoureuses, annonce l’AFP dans une dépêche confirmant nos informations d’hier (voir 25 mai). 

Cette réouverture côté français a été rendue possible par un accord avec le Gouvernement français pour inclure le territoire andorran dans la limite des 100 kilomètres autorisés pour les déplacements en France, a précisé M. Espot au cours d’une conférence de presse.

•• Elle ne devra donc concerner que les résidents des régions proches du micro-État. Les visiteurs seront autorisés à passer la nuit en Andorre, et non pas seulement à y effectuer une visite d’une journée comme cela avait été envisagé au départ. Les règles sanitaires auxquelles seront soumises ces visites doivent être finalisées jeudi.

La préoccupation du gouvernement andorran est d’éviter une ruée des voisins pour se ravitailler en produits détaxés – tabac, alcool et essence – comme celle qui s’était produite à la frontière franco-espagnole du Perthus à la levée le 11 mai dernier du confinement en France (voir 12 et 11 mai).

•• Cette réouverture était notamment réclamée par les commerçants du Pas-de-la-Case, la première localité après la frontière avec la France, dédiée au commerce détaxé et à la clientèle française.

Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, « est le co-prince d’Andorre, alors il me semble normal d’inclure l’Andorre pour les déplacements dans un rayon de 100 kilomètres », a souligné pour l’AFP Jean-Jacques Carrié, représentant des commerçants du Pas-de-la-Case. « On peut penser à faire entrer les clients 10 par 10 dans certains magasins, avec un nombre de personnes limité en fonction de la surface du commerce », a-t-il cité parmi les mesures sanitaires envisagées.

25 Mai 2020 | Trafic
 

Arrêt brutal du trafic de cigarettes avec l’Andorre vient de constater le Procureur de la République auprès du tribunal de Foix, Laurent Dumaine, à l’occasion d’un bilan sur la délinquance en Ariège durant les huit semaines de confinement.

La peur des contrôles aurait eu un effet certain, et tout particulièrement sur le trafic de cigarettes. Force est de le constater.

Alors que les saisies réalisées par les Douanes sont quasiment quotidiennes, habituellement, et que les audiences devant le tribunal correctionnel sont fréquentes : pas un seul dossier de trafic de cigarettes pendant cette période. Voir aussi 17 mai et 16 mars 2020, 2 décembre 2019.

25 Mai 2020 | Profession
 

BAR / TABAC / BRASSERIE : QUESTIONS (1)

Cette semaine s’annonce cruciale pour connaitre l’agenda et les conditions de réouverture des activités CHR, dont les bar-tabac-brasserie. Le Premier ministre devrait intervenir sur le sujet, jeudi 28 mai. Du moins, sur l’agenda.

L’essentiel est que, malgré les règles de distanciation, les établissements puissent accueillir suffisamment de monde pour tourner correctement en termes économiques. Mais comment ?  Les nouveaux protocoles sont attendus. Peut-être pour aujourd’hui. Et les échanges entre responsables des organisations CHR (dont Philippe Coy, au nom des bar-tabacs) se multiplient (voir 23 mai). Lire la suite »

25 Mai 2020 | Observatoire
 

Si les frontières avec l’Espagne ne vont pas rouvrir de suite, l’Andorre a annoncé que sa frontière avec la France serait rouverte à partir du lundi 1er juin.

Les « bilans sanitaires relativement positifs » de ces dernières semaines ont encouragé les autorités andorranes à … accélérer le retour à la normale dans la Principauté. Suivez notre regard (voir 17 mai).

•• Quoiqu’il en soit, à cette date, toute l’activité économique reprendra.

Les touristes français ne trouveront donc aucun obstacle à l’accès au pays comme cela leur est arrivé le 11 mai, lorsque la police andorrane a refusé l’entrée à 40 voitures pour cause de confinement encore respecté en Andorre.

Toutefois, les Français sont appelés à respecter les distanciations physiques et un protocole est en cours d’élaboration pour empêcher une avalanche incontrôlée de visiteurs français ce jour-là. Les Andorrans veulent éviter la mauvaise publicité d’une cohue comme cela s’est produit au Perthus le 11 mai (voir 12 et 11 mai).

•• À noter : ne pourront rentrer en Andorre que les Français vivant dans un rayon de 100 kilomètres autour de la Principauté tant que cette règle sera en vigueur. Les habitants du centre-ville de Toulouse, par exemple, ne pourront pas s’y rendre, la distance étant d’environ 150 km.

Cette réouverture est possible parce que la France n’impose pas de mise en quarantaine aux ressortissants d’Andorre contrairement à l’Espagne. D’où le report de l’ouverture de la frontière avec ce voisin.

24 Mai 2020 | Observatoire
 

C’est le cas de la venta Berrouet – à cheval sur la frontière franco-espagnole à Sare (à une dizaine de kilomètres de Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques) – qui a réussi à attirer des clients captés sur les réseaux sociaux en ce week-end de l’Ascension.

Malgré la fermeture officielle des frontières.

•• 10h45, ce vendredi 22 mai, le message d’un contact propose à plusieurs personnes de rapporter des cartouches à Saint-Jean-de-Luz, rapporte un reportage de Sud-Ouest. « Si jamais ça referme, je peux t’en trouver à 60 euros » offre-t-il depuis la frontière franco-espagnole. Lire la suite »

23 Mai 2020 | Observatoire
 

Certaines boutiques de tabac, à la frontière belge, ont adressé un mail à leurs bons clients français pour leur signaler que les établissements avaient rouvert depuis le 4 mai.

Une incitation à venir passer la frontière pour acheter du tabac en contradiction avec les règles du confinement (voir 13 mai). 

•• Reste que tous les tabacs de la frontière ne sont pas ouverts. Mais au Perroquet (grand camping frontalier situé au milieu des dunes) seul « Tabac plus » a ouvert ses portes, juste en face de l’arrêt de bus, de nouveau desservi, rapporte La Voix du Nord. Lire la suite »

21 Mai 2020 | Observatoire
 

« Ici, près de la frontière c’est une ville morte ». À Menin, ville belge frontalière de la France, les rares commerçants en activité espèrent une rapide réouverture de la frontière pour relancer l’activité économique grâce aux clients français (voir 13 mai).

Contraints par le gouvernement de fermer mi-mars pour tenter de juguler la pandémie de Covid-19, quelques commerces ont certes rouvert la semaine dernière, mais certains ont déjà rebaissé leur rideau tant l’activité est réduite, nous apprend une dépêche AFP signé Nicolas Balsquez. Lire la suite »

20 Mai 2020 | Profession
 

Les ventes réalisées, depuis la fermeture des frontières, par les buralistes français (situés plus ou moins à proximité des pays voisins) valent tous les rapports et études (voir 7 mai).

Ces ventes sont officielles et indiscutables. Elles représentent la meilleure preuve de ce que perd le marché français, en temps ordinaire de libre circulation des fumeurs et du tabac (en quantités limitées mais loin d’être respectées). Pertes dues aux distorsions tarifaires et fiscales que ne cessent de dénoncer les buralistes.

Pour la Confédération, l’occasion est unique de pouvoir matérialiser, de façon incontestable, ce qu’elle dénonce depuis longtemps.

Philippe Coy vient de prendre deux initiatives :

une rencontre avec le président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Woerth, familier du dossier de par ses fonctions ministérielles antérieures. Objectif : la mise en place d’une initiative parlementaire sur le sujet (enquête, mission, etc.). Dès maintenant.

 le lancement d’un rapport sur la situation aux différentes frontières européennes fermées pendant la crise sanitaire qui sera réalisé par la CEDT (Confédération européenne des Détaillants de Tabac, dont Philippe Coy est vice-président).

Soit les premières pièces d’un dossier qui s’annonce consistant.

15 Mai 2020 | Profession
 

La levée du confinement n’a rien changé. « Sauf pour des motifs professionnels et impérieux », il est interdit de se rendre en Belgique (voir 12 mai). 

Par exemple, les forces de police belges continuent de déployer leurs hommes sur les « 55 kilomètres » frontaliers allant de Saint-Aybert (agglomération de Valenciennes) aux portes de l’Avesnois. En collaboration avec les forces de l’ordre françaises.

•• « La première chose que se sont dit les frontaliers français, le matin du 11 mai, c’est qu’ils allaient pouvoir enfin acheter du tabac en Belgique ». Mais les automobilistes et piétons ont rapidement tourné les talons. Seuls les saisonniers sont autorisés à circuler pour travailler en France et vice-versa. Passer outre cette disposition peut coûter cher : une amende minimale de 250 euros. Lire la suite »

14 Mai 2020 | Profession
 

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a annoncé mercredi un renforcement des contrôles à la frontière avec l’Espagne après que les autorités ont constaté depuis la fin du confinement un afflux d’automobilistes français dans les « ventas » espagnoles, où alcools et tabac sont moins chers, rapporte l’AFP dans une dépêche que nous reprenons (voir 13 et 11 mai).

Depuis lundi, « la police aux frontières nous a expliqué avoir observé de longues files de voitures » venant de France, a expliqué la préfecture dans un communiqué.

Or « l’accès aux ventas ou aux terrasses espagnoles est interdit aux ressortissants français » en vertu des règles liées à la crise sanitaire, selon la même source.

•• Ces derniers jours, des automobilistes venant de France ont en effet tenté d’aller s’approvisionner dans les « ventas », ces commerces frontaliers particulièrement prisés des Français pour leurs tarifs avantageux notamment sur le tabac et l’alcool, soumis à une taxation inférieure qu’en France.

La petite route qui mène aux ventas frontalières d’Arneguy, à quelques kilomètres de Saint-Jean-Pied-de-Port, a été particulièrement fréquentée selon la presse locale et un témoin interrogé par l’AFP.

•• Nicolas, qui emprunte régulièrement cet axe, a ainsi constaté beaucoup de passages de voitures « en début de semaine ». « Il y a dix jours déjà, il y avait une file de gens sur la route qui mène aux ventas et une vingtaine de voitures sur un petit parking à proximité, parce qu’un tabac était resté accessible », a ajouté le jeune homme.

« Compte tenu des comportements observés en début de semaine, les contrôles seront amenés à se renforcer au cours des prochains jours par une action coordonnée entre les services opérationnels espagnols et français » a ainsi prévenu la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

« On était sur un régime de pédagogie jusque-là, avec une collaboration entre la police aux frontières et la police espagnole, mais avec ce qui a été observé, on passe sur un autre type d’actions » a-t-on commenté mercredi à la préfecture, sans plus de détails.