Le chef du Gouvernement andorran, Xavier Espot, a annoncé lundi la réouverture le 1er juin de la Principauté pyrénéenne aux visiteurs français et espagnols, un bol d’air pour le commerce détaxé, mais sous des conditions sanitaires rigoureuses, annonce l’AFP dans une dépêche confirmant nos informations d’hier (voir 25 mai).
Cette réouverture côté français a été rendue possible par un accord avec le Gouvernement français pour inclure le territoire andorran dans la limite des 100 kilomètres autorisés pour les déplacements en France, a précisé M. Espot au cours d’une conférence de presse.
•• Elle ne devra donc concerner que les résidents des régions proches du micro-État. Les visiteurs seront autorisés à passer la nuit en Andorre, et non pas seulement à y effectuer une visite d’une journée comme cela avait été envisagé au départ. Les règles sanitaires auxquelles seront soumises ces visites doivent être finalisées jeudi.
La préoccupation du gouvernement andorran est d’éviter une ruée des voisins pour se ravitailler en produits détaxés – tabac, alcool et essence – comme celle qui s’était produite à la frontière franco-espagnole du Perthus à la levée le 11 mai dernier du confinement en France (voir 12 et 11 mai).
•• Cette réouverture était notamment réclamée par les commerçants du Pas-de-la-Case, la première localité après la frontière avec la France, dédiée au commerce détaxé et à la clientèle française.
Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, « est le co-prince d’Andorre, alors il me semble normal d’inclure l’Andorre pour les déplacements dans un rayon de 100 kilomètres », a souligné pour l’AFP Jean-Jacques Carrié, représentant des commerçants du Pas-de-la-Case. « On peut penser à faire entrer les clients 10 par 10 dans certains magasins, avec un nombre de personnes limité en fonction de la surface du commerce », a-t-il cité parmi les mesures sanitaires envisagées.





Arrêt brutal du trafic de cigarettes avec l’Andorre vient de constater le Procureur de la République auprès du tribunal de Foix, Laurent Dumaine, à l’occasion d’un bilan sur la délinquance en Ariège durant les huit semaines de confinement.
BAR / TABAC / BRASSERIE : QUESTIONS (1)
Si les frontières avec l’Espagne ne vont pas rouvrir de suite, l’Andorre a annoncé que sa frontière avec la France serait rouverte à partir du lundi 1er juin.
C’est le cas de la venta Berrouet – à cheval sur la frontière franco-espagnole à Sare (à une dizaine de kilomètres de Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques) – qui a réussi à attirer des clients captés sur les réseaux sociaux en ce week-end de l’Ascension.
Certaines boutiques de tabac, à la frontière belge, ont adressé un mail à leurs bons clients français pour leur signaler que les établissements avaient rouvert depuis le 4 mai.
« Ici, près de la frontière c’est une ville morte ». À Menin, ville belge frontalière de la France, les rares commerçants en activité espèrent une rapide réouverture de la frontière pour relancer l’activité économique grâce aux clients français (voir
Les ventes réalisées, depuis la fermeture des frontières, par les buralistes français (situés plus ou moins à proximité des pays voisins) valent tous les rapports et études (voir
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La levée du confinement n’a rien changé. « Sauf pour des motifs professionnels et impérieux », il est interdit de se rendre en Belgique (voir
La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a annoncé mercredi un renforcement des contrôles à la frontière avec l’Espagne après que les autorités ont constaté depuis la fin du confinement un afflux d’automobilistes français dans les « ventas » espagnoles, où alcools et tabac sont moins chers, rapporte l’AFP dans une dépêche que nous reprenons (voir