Comme toujours l’effervescence. Mais où en sommes nous vraiment ? Les articles de presse du Parisien et du Figaro d’hier, comme des Echos ce matin, rebondissant sur un premier papier du Journal du Dimanche (voir Lemondedutabac du 10 novembre), ne font que présenter le problème fiscal se posant avec l’augmentation des prix du tabac en janvier. Tel que nous l’avions évoqué, il y a quelques jours (voir Lemondedutabac du 6 novembre, des 28 et 29 octobre).
Une chose est sûre : les prix ne sont pas encore déposés. Les fabricants ont jusqu’au 15 novembre pour le faire. Et il peut toujours y avoir des reports de délais, comme cela s’est produit avec l’augmentation des prix de juillet.
Contrairement à ce que laissait entendre le Journal du Dimanche qui voyait déjà le « dossier remonté à Matignon », c’est bien Bercy qui gère le sujet … en liaison avec le ministère de la Santé, y précise t-on.
Sachant que la problématique consiste à appliquer une ligne modérée sur les prix, tout en satisfaisant les objectifs de santé publique … en appliquant, aussi, un mécanisme fiscal de plus en plus compliqué … et alors qu’il faut veiller à préserver les objectifs de rentrées fiscales.
Ce n’est pas le mode de fixation des prix qui « manque de transparence » (comme l’affirme encore le député PS Thomas Thévenoud dans Les Echos ce matin (voir Lemondedutabac du 10 novembre). C’est bel et bien le niveau actuel de la fiscalité tabac qui laisse fort peu de marge de manœuvre.
Quoiqu’il en soit, Pascal Montredon, au nom des buralistes, monte au créneau dans les médias : hier (voir Lemondedutabac du 11 novembre) et encore ce matin sur Europe 1 : en rappelant la réalité incontournable d’un marché parallèle qui se densifie à chaque augmentation.
Ceci, alors qu’un mouvement des PME, commerçants et artisans se lève, cette semaine, contre la prochaine hausse de TVA.




