Alors que les médias relaient, à répétition, l’annonce de l’augmentation des prix de demain, encore quelques réalités à mettre en lumière sur le marché parallèle (voir notre information précédente)
• Le trafic de cigarettes est à bas-risques, en comparaison avec les sanctions encourues avec le trafic de drogue.
– Amendes : jusqu’à 750 euros (plus amende douanière) pour la cigarette / jusqu’à 7,5 millions d’euros pour la drogue.
– Emprisonnement : jusqu’à cinq ans pour la cigarette /risque de perpétuité pour le trafic de drogue en bande organisée.
D’où l’intérêt pour les réseaux criminels de se reconvertir ou, à tout le moins, de se diversifier. Le trafic de cigarettes devenant un moyen facile pour financer d’autres activités illégales plus importantes : drogue, armes, terrorisme, etc.
• Le marché parallèle frappe l’ensemble du territoire français. A preuve, les résultats de cette enquête « ramasse-paquets », publiée dans le numéro de décembre du magazine Le Losange et reprise par la presse quotidienne régionale (voir Lemondedutabac des 14, 15, 26, 30 décembre et 6 janvier).
On y voit bien que le nombre des paquets « étrangers » – parmi tous ceux ramassés dans les rues et les poubelles publiques – y est important, quelles que soient les villes : 86,9% à Thionville, 38,5% à Toulouse mais aussi 48% à Lanester (Morbihan) et 39,1% à Aurillac.
• Le coût pour la société du marché parallèle est évalué entre 3,5 et 4 milliards d’euros de pertes de recettes fiscales. Soit 31,8% des recettes fiscales qui ont manqué à l’Etat pour équilibrer son budget 2013.
• Le marché parallèle est l’une des causes de la déstabilisation de ce réseau de proximité qu’est celui des buralistes. 2 700 d’entre eux ont du fermer ces cinq dernières années.




