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28 Oct 2013 | Profession, Vapotage
 

La question du jour dans les médias de ce matin : « les vapoteurs vont-ils être assimilés à des fumeurs ? ».

Comme prévu, l’ouverture du procès pour « concurrence illicite et déloyale » opposant un buraliste à un propriétaire de boutique de cigarette électronique (voir Lemondedutabac des 9 et 27 octobre) est largement reprise et commentée. Avant même la décision du tribunal de commerce de Toulouse, on assiste aux échanges d’arguments juridiques des parties.

Le patron de la boutique Esmokeclean s’appuie sur le vote de la directive Tabac, au Parlement européen ( voir Lemondedutabac du 8 octobre), considèrant que « le produit est en vente libre avec possibilité de faire de la publicité ».

Son avocate estime qu’il y a vide juridique et que c’est la liberté du commerce et de l’industrie qui doit s’appliquer. « C’est au législateur de prendre ses responsabilité pour apporter des restrictions éventuelles à la commercialisation » de la cigarette électronique, ajoute-t’elle.

Réagissant en direct sur RTL et Europe 1, Pascal Montredon en appelle à une stricte application de la loi Evin et au respect de la réglementation sur le monopole de la vente dans le réseau des buralistes. C’est pourquoi, il demande  « plus d’implication de la part des pouvoirs publics, si l’on reprend tout simplement les propos de Marisol Touraine, déclarant que c’est un produit assimilable au tabac ». La démarche lui paraît logique : « les fumeurs, c’est d’abord chez les buralistes qu’ils viennent et si les buralistes peuvent leur proposer l’alternative qu’est la e-cigarette, tout le monde va s’y retrouver ».

Pascal Montredon ne cache pas, qu’« au delà de la justice, le réseau des buralistes, avec ses 27 000 points de vente, a les moyens de se réapproprier le marché. Nous espérons que les 70% de buralistes qui vendent de l’e-cigarette atteignent 100% au premier semestre 2014 ». Des propos confirmés par un buraliste parisien qui explique qu’il n’y a pas que le porte-monnaie :« aujourd’hui, n’importe qui en vend et dans n’importe quelles conditions. Nous demandons ce monopole parce que nous pensons avoir les compétences et la formation ». Et de rappeler l’évolution du métier : « avant guerre, nous vendions du gris ; avec l’arrivée des américains, on s’est mis à vendre du blond ; en 2013, on vend de la cigarette électronique ».