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7 Août 2016 | Vapotage
 

E-cigarette CloudLe Figaro s’y met enfin. Dans son édition de ce week-end, il nous sert un article coloré et sympa sur l’univers du vapotage.

Dommage que son auteur ne profite pas de l’occasion pour souligner l’aspect ridiculement bureaucratique et d’inspiration prohibitionniste que font peser sur le secteur les contraintes de la nouvelle directive Tabac européenne (voir Lmdt du 5 janvier). Extraits.

• Tendance. Il y a deux écoles de vapoteurs : ceux qui vapotent pour arrêter de fumer et ceux qui vapotent pour vapoter. Sur les quelque 3 millions de vapoteurs réguliers en France, la grande majorité est constituée d’anciens ou d’actuels fumeurs voulant arrêter. Mais de nouveaux usages apparaissent et montrent une consommation bien différente, axée sur le plaisir de la vape.

• Venue des Philippines, une pratique symbolise l’utilisation récréative de l’e-cigarette : le « cloud-chasing ». Littéralement : la « chasse aux nuages ». Le principe est simple, deux compétiteurs expulsent toute la vapeur accumulée dans leurs poumons pour créer le plus gros nuage possible. Le public observe ce spectacle et le jury jauge ces cumulus pour offrir la palme à la plus imposante création éphémère (voir Lmdt du 26 janvier).

• Aux États-Unis, les premiers championnats internationaux de la Vape extrême ont été créés (…) Dans l’Hexagone, le phénomène existe à une échelle plus intime.

• Aujourd’hui, de nombreux scientifiques s’accordent à dire que l’e-cigarette est moins nocive que la cigarette classique et, selon le Haut Conseil de la Santé publique, l’e- cigarette « est un outil d’aide à l’arrêt du tabac chez les populations désireuses de sortir du tabagisme » (voir Lmdt du 24 février).

• « Le cloud-chasing, comme l’e-cigarette en général, n’est pas dangereux en soi », confirme Jacques Le Houezec, tabacologue et initiateur du premier sommet de la vape (voir Lmdt du 14 mai). Le seul danger du « cloud-chasing » réside finalement dans la mécanique. En modifiant le boîtier ou le tube électronique, il y a un risque d’explosion. « Pour augmenter la puissance et donc faire de plus gros nuages, il faut installer des résistances très basses », détaille Jacques Le Houezec. « Si l’on ne maîtrise pas ces modifications, il y a danger. Heureusement, cette pratique reste réservée à des passionnés ».