Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
11 Août 2016 | Profession, Vapotage
 

BLU-fill-Promo1On sait que Fontem Ventures (la filiale cigarette électronique d’Imperial Brands) a décidé de remplacer la « Jai » – suite à son échec – par la « blu », vendue uniquement en ligne dans un premier temps. Sachant que la « blu » est une grosse référence sur le marché américain (voir Lmdt des 30 janvier et 4 avril 2016).

•• Le blog du buraliste parisien Cyrille Geiger nous apprend que Fontem Ventures est en train de constituer « une équipe dédiée pour visiter à la rentrée les points de vente ». On suppose qu’il s’agira de ceux des buralistes. La stratégie étant différente de ce qui avait été retenue pour la « Jai », commercialisée par les commerciaux tabac Seita.

Quoiqu’il en soit, des nouveautés et une extension de la gamme seraient proposées à cette occasion, comme nous l’avons déjà annoncé (voir Lmdt du 8 février 2016).

•• Par ailleurs, Les Échos du 8 août accueille une tribune libre de Marc Michelsen, vice-président de Fontem Ventures (voir Lmdt du 2 décembre 2015). Il y explique pourquoi les pouvoirs publics devraient encourager le vapotage, près de 50 % des vapoteurs se définissant eux-mêmes comme « ex-fumeurs » de cigarettes traditionnelles. Or ces mêmes pouvoirs publics, de part et d’autre de l’Atlantique, empruntent le chemin inverse. Nous reproduisons sa prise de position.

La cigarette électronique, un enjeu de santé publique

« En Europe comme aux Etats-Unis, les gouvernements sont encore peu disposés à encourager la cigarette électronique. Pourtant, les experts considèrent que le vapotage est 95 % moins nocif que le tabac.

Il y a quelques semaines, l’organisation britannique leader de la lutte contre le tabac, Action on Smoking and Health, a publié son rapport annuel sur les habitudes des vapoteurs. En Grande-Bretagne, tout comme en Amérique du Nord et en Europe en général, le nombre d’utilisateurs de cigarettes électroniques – un produit qui procure de la nicotine aux fumeurs sans les méfaits du tabac – continue de croître fortement.

Selon le rapport, près de 50 % des vapoteurs se définissent eux-mêmes comme « ex-fumeurs ». Il y a deux ans, ils n’étaient qu’un tiers. Cela signifie que de plus en plus d’utilisateurs de cigarette électronique abandonnent totalement le tabac ; un résultat qui devrait sûrement réjouir la communauté internationale de la santé publique. D’autant que la communauté des experts s’accorde aujourd’hui largement sur le fait que le vapotage est 95 % moins nocif que le tabac. On pourrait donc penser que les gouvernements et les organismes de santé publique encouragent activement le milliard de fumeurs actuels à l’adopter le plus vite possible.

Dans bien d’autres secteurs de la santé, lorsqu’une opportunité s’offre de réduire les risques à grande échelle, elle est accueillie à bras ouverts et des fonds sont rapidement débloqués pour la promouvoir largement. Surtout si l’on remarque que, contrairement aux campagnes d’information menées par les pouvoirs publics, les e-cigarettes n’ont absolument rien coûté aux gouvernements.

Ainsi le vapotage pourrait potentiellement devenir un outil majeur pour limiter la consommation de tabac à l’échelle mondiale. Quel gouvernement ou organisme public de lutte contre le tabac ne serait pas ravi de saisir une telle occasion ? En fait, il y en a très peu qui semblent disposés à l’encourager : aux Etats-Unis et en Europe, les gouvernements n’ont pas l’air de vouloir accepter que la solution puisse se trouver juste sous leurs yeux.

Le 20 mai, la nouvelle directive européenne sur les produits du tabac a pris effet. Elle aura des répercussions sur tout le secteur du vapotage et sur la santé du continent tout entier. Conformément aux habitudes de l’UE, cette directive est un compromis. D’un côté, elle fixe des limites relatives à la sécurité et à la composition de ces produits et en interdit la vente aux mineurs. Ces éléments sont louables : la fiabilité et la sécurité des produits ne feront qu’accroître la confiance des consommateurs. De l’autre côté, la directive limite drastiquement la publicité. Or le vapotage n’attire en aucun cas les non-fumeurs. Seuls 2 vapoteurs sur 1.000 ne sont pas fumeurs. Néanmoins, la publicité pour le vapotage est strictement interdite.

Mais ces mesures ne sont pas aussi insensées que la nouvelle réglementation de la Food and Drug Administration (FDA, Organisme de contrôle pharmaceutique et alimentaire) aux Etats-Unis : une série de dispositions qui auront probablement bien plus d’effets dévastateurs sur la protection de la santé publique. Chaque produit de vapotage devra passer individuellement au travers d’un long et coûteux processus de recherche. Ce processus exclura du marché la plupart des produits, car il exige des informations scientifiques, qui selon un expert, sont littéralement impossibles à obtenir.

Que peut-on en conclure ? Le vapotage est une révolution initiée par le secteur privé et qui a, jusqu’à présent, aidé des millions de personnes. Et ça n’est sûrement pas parce qu’elle n’est pas issue de communauté de la santé publique qu’elle soulève un tel scepticisme. Nous croyons que le vapotage peut aider des millions de fumeurs. Nous devrions exiger des élus et des organismes de santé publique de baser leurs analyses sur ses effets positifs désormais démontrés ». Marc Michelsen

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.