La publication 60 millions de consommateurs est-elle en passe de redémarrer une polémique sur la cigarette électronique, à l’instar de celle qu’elle avait déclenché en août de l’année dernière (voir Lmdt des 26, 29 et 30 août 2013) ? Dans son numéro de janvier, la revue estime que la présence de certains arômes dans les e-liquides, fortement appréciés par les jeunes, serait préoccupante.
Dans sa nouvelle étude, le magazine de l’Institut national de Consommation ne revient pas sur « les composés potentiellement cancérogènes dans certains e-liquides », reconnaissant que des « progrès » ont été réalisés depuis. Il note ainsi une meilleure maîtrise des processus de fabrication qui permet une plus grande fiabilité des informations fournies, notamment sur les teneurs en nicotine affichées par les 30 e-liquides analysés.
« A une exception près, les doses de nicotine sont fiables », indique la revue, et même « dans la majorité des cas » (20 références sur 30) pour les teneurs affichées en propylène glycol et glycérine.
Ce serait sur les autres mentions que des progrès seraient attendus, comme la teneur en éthanol et sur les mises en garde et contre-indications, notamment aux mineurs.
Et 60 millions de consommateurs de s’inquiéter de la présence d’arômes artificiels de vanille dans la majorité des e-liquides testés, y compris dans les e-liquides présentés comme des « arômes tabac » ou « cet arôme vanille fortement apprécié par les jeunes consommateurs présente un risque de précipiter les jeunes vers de l’addiction ». Avant d’insister sur « le fait que certains e-liquides affichent des saveurs susceptibles de plaire aux enfants (Barbapapa, bonbon caramel, choco noisette…) interpelle également sur le positionnement de ces produits ».




