Selon Europe 1, le ministère de la Santé vient d’accorder – dans le cadre des programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC) – un financement d’un million d’euros à une étude scientifique indépendante sur l’efficacité de la cigarette électronique pour arrêter de fumer.
L’objectif serait de comparer la cigarette électronique à un médicament qui, lui, a démontré son efficacité malgré certains effets secondaires, à savoir le Champix. L’équipe de chercheurs, pilotée par le docteur Ivan Berlin de la Pitié-Salpêtrière, va recruter à partir de septembre 700 fumeurs âgés de plus de 18 ans, désirant arrêter de fumer.
Ces fumeurs seront répartis, au hasard et sans le savoir, en trois groupes : certains prendront le médicament, d’autres utiliseront une cigarette électronique avec de la nicotine et les derniers, un placebo. Au bout de trois mois, les chercheurs commenceront à étudier ce qui fonctionne le mieux. En clair, quel groupe contient le plus de personnes arrêtant « complètement » de fumer ? L’étude va s’étaler sur deux ans.
En France, les autorités sanitaires ne savent pas encore si elles peuvent ou non recommander officiellement la cigarette électronique comme un outil de sevrage tabagique, même si une communauté de médecins en recommande les avantages. A l’inverse de la Grande-Bretagne qui a franchi le pas avec le rapport de la Public Health England (voir Lmdt des 21, 20 et 19 août 2015). Et, récemment, en décidant de rembourser l’inhalateur à nicotine Voke de British American Tobacco pour les fumeurs, au même titre que les substituts nicotiniques (voir Lmdt du 6 janvier 2016).




