Un deuxième argument à opposer aux sénateurs appelés à voter, la semaine prochaine, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale qui comprend, désormais, l’amendement de la députée PS Michèle Delaunay se traduisant par une hausse de 230 % de la fiscalité des cigares-cigarillos (voir Lmdt des 23, 24 et 26 octobre), sous prétexte d’alignement sur la fiscalité des cigarettes …
Il n’est pas cohérent de taxer de la même façon des produits dont la structure des coûts n’est pas la même.
• L’industrie du cigarillo – l’essentiel du marché – est à forte densité de main d’œuvre et s’avère très présente dans les pays de l’Union européenne (Belgique, Hollande, Allemagne, Espagne) et la Suisse.
• Ce même marché regroupe une grande variété de produits dont le coût de fabrication (culture des plans de tabac ; récolte; écotage ; sélection et assemblage des feuilles de tabac pour la tripe, la sous-cape et la cape; tri des couleurs ; pose des bagues ; mise en boîte) est plus élevé que celui de la cigarette.
A titre d’exemple, l’assemblage d’un cigare fait main prend cinq minutes. Un cigarillo se fabrique au rythme de 40 unités /minute. Les cigarettes … à une cadence oscillant entre 10 000 et 20 000 unités / minute selon les machines.
• Les coûts de conditionnement (avec les multiples formats), de conservation et de distribution sont, eux aussi, sans commune mesure.
A suivre.




