Dans un climat social et politique qui s’alourdit, et alors que beaucoup de secteurs manifestent de plus en plus ouvertement leurs inquiétudes, on ressent aussi une vague d’agitation parmi les buralistes (voir Lemondedutabac du 11 avril).
Motif principal : l’approche de la hausse des prix qui devrait accompagner le relèvement de fiscalité tabac programmé pour le 1er juillet, conjuguée avec la perspective d’un nouveau relèvement des prix, en janvier, qui serait dû à l’évolution de TVA annoncée par le Gouvernement. « Avec la hausse des prix du 1er octobre dernier, cela ferait trois augmentations en 13 mois ! C’est proprement insupportable si l’on tient compte de la concurrence du marché parallèle tel qu’il est ! » peut-on entendre, en substance, chez les responsables de la Confédération.
A cela, s’ajoute l’inquiétude suscitée par la façon dont se déroule l’examen, par le Parlement européen, de la nouvelle Directive tabac. Une prise de position officielle du Gouvernement en faveur des paquets « quasi génériques » susciterait beaucoup d’inquiétudes (voir Lemondedutabac du 19 avril).
C’est ainsi que les dates de manifestations régionales de buralistes remplissent l’agenda du mois de mai : 22 mai, Paris (contre le « marché clandestin » de Barbés) ; 23 mai, Strasbourg (devant le Parlement européen) et Lyon ; 27 mai, Lille ; 30 mai, Toulouse (avec tous les départements du midi). On parle aussi d’une manifestation au Mans.




