Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
6 Juil 2025 | Pression normative
 

D’autres réactions du terrain (rapportées par les médias locaux) sur l’application du décret créant de nouveaux espaces sans tabac (voir 1 et 3 juillet).

  • « Ils l’ont dit aux infos ? On est à l’air libre, donc je ne vois pas ce que je fais de mal ? J’ai mon petit cendrier de plage » (un fumeur surpris sur une plage de Dinard).
  • « C’est une bonne chose. Cela m’est déjà arrivé de surprendre mes enfants en train de jouer avec des mégots dans le sable et c’est vraiment dégueulasse. Et puis, ce n’est jamais agréable de recevoir la fumée des autres quand on ne fume pas » (une mère de famille sur la même plage de Dinard).
  • « Tout le monde râlait quand on a interdit la cigarette dans les bars et les restaurants et personne ne ferait aujourd’hui machine arrière. Là c’est pareil, il faut juste un peu de temps pour que ça rentre dans les têtes » (un non-fumeur).
  • « On n’a pas encore reçu les panneaux car la décision a été prise assez vite mais ils seront installés dans les prochains jours. Cette interdiction va être difficilement gérable. C’est comme l’interdiction qu’il y a ici de boire de l’alcool sur la plage, c’est difficile de contrôler tout le monde et de vérifier si les gens ont des bières dans leur glacière » (un agent de la ville de Dinard).
  • « J’ai lu que les cigarettes électroniques n’étaient pas concernées par cette interdiction donc j’en profite. Et si ça doit aussi être interdit, eh bien je respecterai les règles car on n’a pas d’autre choix » (un vapoteur sur la plage de Dinard).
  • « Je sais que c’est désormais interdit sur la plage. Mais ça ne me gêne pas, je comprends qu’on puisse gêner les gens avec notre fumée à l’extérieur donc ça ne coûte rien d’aller un peu plus loin » (un fumeur aux abords de la plage de Saint-Malo).
  • « Je trouve que c’est une bonne chose, j’ai une cigarette électronique pour ne pas laisser de déchets. Puis, il faut faire attention que personne ne soit à côté lorsque l’on fume pour la santé des gens autour et montrer le bon exemple aux enfants » (une étudiante au lac d’Arc sur Tille / Côte-d’Or).
  • « Interdire pour arriver à une civilité, c’est dommage. Je suis partagé. Les gens qui fument ne me dérangent pas. Dès que c’est à l’extérieur, ce n’est pas dérangeant, contrairement à un lieu fermé. Par contre, ce que les fumeurs font de leurs mégots après… cela me dérange, c’est néfaste et ça pollue » (un retraité au lac d’Arc sur Tille / Côte-d’Or).

(sources : 20 Minutes / Le Bien Public)

6 Juil 2025 | Pression normative
 

Alors qu’un décret interdit désormais de fumer sur les plages, dans les parcs ou près des écoles (voir les 1er juillet et 29 juin), l’avocat Julien Nava dénonce – sur le JDD.fr – une mesure antisociale qui, sous couvert de santé publique, accentue les inégalités entre les fumeurs des classes populaires et les privilégiés, à l’abri des contrôles.

Par décret n° 2025-582 du 27 juin 2025, entré en vigueur le 1er juillet 2025, les parcs, les abribus, les abords des écoles et les plages rejoignent la liste des lieux où il est désormais interdit de fumer.
Et ce, nous dit-on, « afin de limiter l’attractivité du tabac, notamment auprès des jeunes ».

Cinq jours avant les grandes vacances nationales, les commissariats de France ont donc pris connaissance de cette nouvelle mission estivale qui, par la modification du code de la santé publique, particulièrement de son article R. 3512-2, consistera notamment à notifier une contravention de quatrième classe – 135 euros – à tout contrevenant. Lire la suite »

5 Juil 2025 | Pression normative
 

Depuis le 1er juillet, il est interdit de fumer sur les plages. Derrière l’impératif sanitaire, une mesure qui en dit long sur l’époque.
C’est ainsi que commence la chronique (Le combat des idées) d’Alexandre Devecchio dans Le Figaro Magazine de cette semaine.

Les Français peuvent être rassurés : l’État ne laissera rien passer, même durant la trêve estivale. Le gendarme, et pas seulement celui de Saint-Tropez, fera respecter l’ordre… sur les plages !

Depuis le 1er juillet, il est en effet interdit de s’en griller une sur le sable chaud sous peine d’une amende de 135 euros.

« On ne badine pas avec la santé des Français », expliqueront médecins et ministres. Dans les restaurants ou dans les bars, l’interdiction pouvait se comprendre. Il s’agissait de ne pas importuner autrui, de protéger les non-fumeurs du tabagisme passif.

Mais, à la plage, pour peu qu’il garde ses distances avec ses voisins de serviette et ne jette pas son mégot n’importe où, le fumeur ne dérange personne.

Pourquoi le priver de cette liberté ? Cela rappelle les mauvais souvenirs du Covid, lorsque les Français étaient infantilisés.

Aujourd’hui, nul n’ignore que fumer nuit gravement à la santé, mais beaucoup de fumeurs estiment que leur vie est moins agréable sans la cigarette.
« Ah sans la pipe la vie serait aride, sans le cigare, elle serait incolore, sans la chique, elle serait intolérable », écrivait Flaubert.

3 Juil 2025 | Pression normative
 

D’autres réactions du terrain (rapportées par les médias locaux) sur l’application du décret créant de nouveaux espaces sans tabac (voir 1er juillet et 29 juin).

  • « De toute façon, je n’ai plus d’autre choix que d’arrêter… » (un fumeur sur une plage de l’Aude).
  • « J’en ai marre qu’on tape sur le bon Français qui fume sa clope » (sur RMC).
  • « À chaque fois que je m’assois sur un banc de mon parc, je retrouve dix ou quinze mégots en dessous. En plus, je dois souvent m’éloigner des fumeurs. Là, au moins, je pourrai me mettre où je veux dans le parc ! » (dans un parc d’Alençon).
  • « Je ne suis pas fumeuse, mais c’est un peu abuser ! Il y a de la place, surtout dans un parc. Il suffit de s’éloigner un peu quand on doit fumer » (dans le même parc).
  • « On est à l’extérieur, quand même, c’est bête. On ne peut déjà plus fumer dans les bars, dans les restaurants et on est relégués à des coins de terrasse… » (un fumeur dans le même parc).

(Sources : Le Midi Libre, RMC, Ouest-France)

2 Juil 2025 | Pression normative
 

Photo : Ligue / MaxPP

Bien avant la parution du décret sur l’extension des zones sans tabac (voir le 28 juin), en Indre-et-Loire (comme partout ailleurs en France) de nombreuses communes avaient déjà décrété des espaces sans tabac. Avec pragmatisme et sans problèmes.
Nous reprenons l’article qu’y a consacré, récemment, La Nouvelle République.

En Touraine, grâce à la Ligue contre le Cancer 37, des espaces sans tabac ont déjà été décrétés dans différentes communes du département, essentiellement devant les écoles mais pas seulement.
« Nous avons travaillé jusqu’à présent avec 18 communes qui se sont engagées dans la démarche, indique Fanny Pallares, chargée de prévention à la Ligue contre le Cancer 37. Et au total, nous recensons 91 espaces sans tabac. La plupart du temps, ils sont implantés aux abords des écoles mais il y a aussi devant quelques collèges, des lieux sportifs, des parcs, des aires de jeux pour enfants. » Lire la suite »

1 Juil 2025 | Pression normative
 

Premières réactions du terrain (rapportées par les médias locaux) sur l’application du décret créant de nouveaux espaces non-fumeurs, notamment les plages (voir 28, 29 et ci-dessous).

  • « Je pense que la mission des forces de sécurité aujourd’hui est plus de surveiller la baignade sur les plages, de surveiller la consommation de stupéfiants et surtout d’être présents dans la ville. » (Stéphan Rossignol, maire de La Grande-Motte).
  • « Inapplicable, hors-sol, hypocrite… Donc si je comprends bien, l’État me demande de mobiliser mes deux policiers municipaux et mon ASVP (Agent de Surveillance de la Voie publique) pour filer des amendes de 135 euros aux fumeurs sur les plages, à des gens en vacances ? J’hallucine, j’ai déjà assez affaire avec les camping-cars… » (Maire de Névez / Finistère).
  • « Cloisonner les gens et créer des coins fumeurs, des coins non-fumeurs, des coins sans les chiens… C’est compliqué, il faut vivre ensemble. » (La Grande-Motte).
  • « Je trouve que c’est un peu abuser parce que bon, nous, les cigarettes on les met dans le cendrier, je ne pense pas que ça gêne. Je ne trouve pas ça terrible… » (Stéphane sur une plage du bassin d’Arcachon).
  • « Une mesure incompréhensible. On est à l’air libre quand même, à un moment il faut arrêter, c’est ridicule. Les autorités s’en prennent aux fumeurs respectueux qui ne laissent pas traîner leurs mégots. » (Céline, une quarantenaire fumeuse sur la plage de Bordeaux-Lac).
  • « Ce n’est jamais agréable de se recevoir une petite fumée. Et puis il y en a qui fument d’autres trucs aussi, donc au moins ça enlève toutes les nuisances. » (Romain sur une plage d’Aquitaine).
  • « Ça permet que les plages soient plus propres. Sur la plage, il y a quand même pas mal d’enfants. » (Palavas-les-Flots).
  • « Je trouve ça logique pour les enfants. » (Palavas-les-Flots).
  • « Prochainement, interdiction totale hors de chez soi. Puis interdiction à la vente… » (Facebook).
  • « Par contre, on déplace une école maternelle à cause des dealers de drogue ! Ça ne choque personne ?? » (Facebook).
  • « La France, le pays de toutes les interdictions !!! Cependant, il y a des sujets bien plus importants que la cigarette… » (Facebook).

(Sources : Ouest France, Sud Ouest, TF1, France Info, Facebook)

30 Juin 2025 | Pression normative
 

La parution au Journal Officiel de ce samedi – pour une application du jour au lendemain – du décret sur de nouvelles zones non-fumeurs dans l’espace public suscite plusieurs remarques. Contrastées (voir les 28 et 29 juin).

Le bon sens l’a emporté sur deux points :

Là où il est désormais interdit de fumer, on pourra toujours vapoter. C’est un grand pas en avant dans la reconnaissance du vapotage. Et de sa moindre nocivité par rapport au tabac.

On pourra toujours fumer sur les terrasses des bars, cafés, brasseries, restaurants. C’est une reconnaissance du sens des responsabilités des patrons d’établissements. Et de celui de la plupart des fumeurs aussi en termes de précautions prises à l’égard des non-fumeurs.

Annoncé, proclamé, ce texte est encore très flou et d’une application compliquée sur le terrain au quotidien :

Si l’interdiction est claire pour les plages « bordant les eaux de baignade, pendant la saison balnéaire », elle l’est beaucoup moins concernant « les abords » de certains lieux cités par le décret (bibliothèques, enceintes sportives, établissements d’enseignement primaire et secondaire).

On parle d’un périmètre « d’au moins 10 mètres »… Cela mérite précisions. Sinon on va à la pagaille.

Tout va reposer sur l’application concrète sur le terrain :

Ce sont les municipalités et les polices municipales qui vont devoir mettre le dispositif en œuvre. En fonction de leurs priorités de cet été. Il est facile de planter un panneau « interdiction de fumer » sur une plage.

Il sera moins facile de faire respecter l’interdiction dans les « abords » des lieux cités dans le décret.

30 Juin 2025 | Pression normative
 

L’interdiction de la cigarette dans certains espaces publics de plein air est entrée en vigueur ce dimanche (voir les 29 et 28 juin). Si le nombre de fumeurs ne cesse de baisser en France, les inégalités en matière de tabagisme restent très marquées.
C’est ainsi que débute un article du monde.fr, signé Zoé Multeau, dont nous reprenons l’essentiel.
Soit le panorama d’une situation qui ne manque pas d’être paradoxale.

Il est désormais interdit de fumer sur les plages, dans les parcs et les jardins publics, ou encore à proximité des écoles (…). Cela s’inscrit dans le cadre du programme national de lutte contre le tabac 2023-2027 du gouvernement. L’enjeu ? Relever le défi d’une génération débarrassée du tabac en 2032. Lire la suite »

29 Juin 2025 | Pression normative
 

Suite à la publication hier – en catastrophe, avec application du jour au lendemain – du décret sur la création de nouveaux espaces sans fumeurs dans l’espace public (voir le 28 juin), le ministère de la Santé a distillé, hier soir, quelques précisions :

  • Sur la notion « d’abords » de certains des lieux concernés par cette nouvelle interdiction (bibliothèques, enceintes sportives, établissements scolaires, …), le ministère a laissé entendre qu’il s’agirait d’un périmètre « d’au moins 10 mètres ».
    Des explications devraient être données dans les « les prochains jours ».
    Il est temps.
  • Le ministère devrait donc publier prochainement un texte précisant formellement ce nouveau périmètre et définissant le pictogramme de la nouvelle signalisation « espaces sans tabac ».
    On est encore vraiment dans le flou.
  • Sur les sanctions, toujours d’après le ministère : « toute infraction pourra être sanctionnée par une contravention de quatrième classe, soit une amende forfaitaire de 135 euros, pouvant aller jusqu’à 750 euros. »
    Mais il y aurait une période de pédagogie… Là encore, le flou.
  • En revanche, le CNCT (Comité national contre le Tabagisme) proteste déjà parce que le texte ne concerne pas les cigarettes électroniques, dont les arômes servent à « hameçonner les jeunes ».
    Or, « pour qu’une mesure soit efficace, il faut qu’elle soit claire : pas de consommation de produits contenant du tabac ou de la nicotine en public ».
    N’en déplaise au CNCT… il s’agit bien d’une victoire certaine pour le vapotage qui est « découplé » de la cigarette dans le décret.
  • Enfin, c’est au dernier moment qu’aurait été décidé de placer, toujours dans le décret, le renforcement des sanctions en cas de vente de produits du tabac et du vapotage aux mineurs.
    Il s’agira désormais d’une contravention de cinquième classe : jusqu’à 1 500 euros (3 000 euros en cas de récidive).
28 Juin 2025 | Pression normative
 

C’est ce matin qu’est paru, au Journal Officiel, le décret visant à généraliser la création de nouveaux espaces non-fumeurs (notamment les plages) sur tout le territoire national.

Mesure annoncée par la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, il y a un mois (voir 30 et 31 mai).

Le décret est applicable dès ce dimanche 29 juin.

Rappels importants :

  • Les terrasses des établissements bar-brasserie-restauration ne sont pas concernées par l’extension de ces zones non-fumeurs.
  • Le vapotage reste toujours autorisé là où il devient désormais interdit de fumer.

Le décret, paru ce matin, contient :

1 / la liste de tous les lieux où il est désormais interdit de fumer :

  • tous les abribus et les zones affectées à l’attente de voyageurs de moyens de transport collectifs,
  • tous les parcs et jardins publics,
  • toutes les plages bordant les eaux de baignade, pendant la saison balnéaire,
  • tous les abords des bibliothèques,
  • tous les abords des enceintes sportives et des établissements d’enseignement primaire et secondaire,
  • tous les espaces non couverts des lieux d’accueil et hébergement de mineurs.

2 / une précision selon laquelle des extensions à ces interdictions peuvent être fixées par un arrêté municipal.

3 / l’annonce du renforcement des sanctions en cas de vente de produits du tabac et du vapotage aux mineurs.

Il s’agit désormais d’une contravention de cinquième classe : jusqu’à 1 500 euros (3 000 euros en cas de récidive).