
La parution au Journal Officiel de ce samedi – pour une application du jour au lendemain – du décret sur de nouvelles zones non-fumeurs dans l’espace public suscite plusieurs remarques. Contrastées (voir les 28 et 29 juin).
Le bon sens l’a emporté sur deux points :
Là où il est désormais interdit de fumer, on pourra toujours vapoter. C’est un grand pas en avant dans la reconnaissance du vapotage. Et de sa moindre nocivité par rapport au tabac.
On pourra toujours fumer sur les terrasses des bars, cafés, brasseries, restaurants. C’est une reconnaissance du sens des responsabilités des patrons d’établissements. Et de celui de la plupart des fumeurs aussi en termes de précautions prises à l’égard des non-fumeurs.
Annoncé, proclamé, ce texte est encore très flou et d’une application compliquée sur le terrain au quotidien :
Si l’interdiction est claire pour les plages « bordant les eaux de baignade, pendant la saison balnéaire », elle l’est beaucoup moins concernant « les abords » de certains lieux cités par le décret (bibliothèques, enceintes sportives, établissements d’enseignement primaire et secondaire).
On parle d’un périmètre « d’au moins 10 mètres »… Cela mérite précisions. Sinon on va à la pagaille.
Tout va reposer sur l’application concrète sur le terrain :
Ce sont les municipalités et les polices municipales qui vont devoir mettre le dispositif en œuvre. En fonction de leurs priorités de cet été. Il est facile de planter un panneau « interdiction de fumer » sur une plage.
Il sera moins facile de faire respecter l’interdiction dans les « abords » des lieux cités dans le décret.




