Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
19 Mar 2026 | Trafic
 

Photo : Sud-Ouest

Deux femmes de 45 et 49 ans et un jeune homme de 22 ans, originaires de la région parisienne, ont été interpellés par la police, ce 17 mars, à la gare Saint-Jean de Bordeaux.

Le trio voyageait avec de nombreux sacs qui contenaient des cartouches de cigarettes (apparemment contrefaites).

Au total, 5 000 paquets ont été comptabilisés et immédiatement saisis.

Les deux femmes et leur comparse ont été placés en garde à vue au commissariat central.

L’enquête a été confiée au Groupe d’Appui judiciaire de la Division centre.

(Voir le 24 mars 2023)

18 Mar 2026 | Trafic
 

Du guetteur au chef de réseau, douze personnes dont deux femmes ont comparu du 9 au 13 mars devant le tribunal judiciaire de Carcassonne pour trafic de stupéfiants, de tabac à rouler et cigarettes. Un important dispositif de sécurité avait été mis en place.
Nous reprenons le sujet de France Info Occitanie.

Un procès sous très haute surveillance s’est ouvert le 9 mars devant le tribunal judiciaire de Carcassonne dans l’Aude. 77 CRS ont été mobilisés pour assurer la sécurité de l’audience. Dans la salle d’audience, 12 prévenus, en lien avec le trafic de stupéfiants. Ils devaient répondre devant la justice de vente de drogue, blanchiment d’argent ou détention d’armes de guerre.

Les avocats ont dénoncé un dossier vide. « La présentation de ce dossier déjà est complètement boursouflée. J’en veux pour preuve ce service de sécurité qui est complètement disproportionné, eu égard au trafic que l’on va juger, eu égard à la personnalité de ceux que l’on va juger, voilà, c’est un dossier de trafic de stups de quartier », a soutenu Alexandre Martin, avocat de la défense. Lire la suite »

18 Mar 2026 | Trafic
 

Une épicerie située au centre-ville de Lunel (à 20 kilomètres de Montpellier) est fermée pour 6 mois, par arrêté préfectoral du 3 mars. Un employé du commerce, connu défavorablement des forces de l’ordre, est suspecté d’y avoir vendu illégalement du tabac à chicha. Des « nuisances » provenaient également de ce commerce très fréquenté.
Nous reprenons l’information de France 3 Occitanie (signée Agnès Raimbault).

La gendarmerie de Lunel a annoncé, ce 15 mars, la fermeture administrative de l’épicerie Market 34, située au centre-ville de Lunel, entre Nîmes et Montpellier.
La fermeture a été réalisée sur ordre du préfet de l’Hérault, après que « plusieurs faits objectifs laissant présumer des activités illicites aux abords du commerce » lui ont été rapportés par les gendarmes.

C’est la première fois qu’une épicerie est fermée pour un tel motif dans cette commune de 27 000 habitants.

L’arrêté préfectoral du 3 mars expose plusieurs motifs pour justifier cette fermeture de six mois.

Un employé du magasin est connu défavorablement des forces de police depuis 2023. L’homme a été interpellé plusieurs fois, pour détention d’une arme blanche, de cannabis, ainsi que d’importantes sommes d’argent en espèces.
Il a reconnu avoir obtenu cet argent par « la vente de cigarettes et de protoxyde d’azote ».
Des faits de blanchiment ont également été documentés. Lire la suite »

17 Mar 2026 | Trafic
 

« Des élucubrations dénuées de sens » : c’est ainsi que le parquet résume les allégations du prévenu, un Cherbourgeois de 43 ans.
Il comparaissait, ce 10 mars, à la barre du tribunal de Cherbourg pour détention et usage de cocaïne, et revente de cartouches de cigarettes provenant du braquage d’un débit de tabac (voir le 7 janvier).
Un braquage dont les auteurs ont été condamnés par ailleurs (voir le 27 février).
En fait, le receleur fait déjà l’objet de… 18 condamnations (entre trafic de stups et violences).

Un témoin a expliqué avoir acheté chez lui une cartouche de cigarettes à 70 euros et un pot de tabac à 10 euros. On pouvait aussi se procurer des stupéfiants.

Il s’en sort avec 10 mois de bracelet…

17 Mar 2026 | Trafic
 

La préfecture du Gard a annoncé, ce 13 mars, la fermeture administrative d’une épicerie rue de la République à Nîmes.

Suite à un contrôle de police le 21 janvier dernier, l’épicerie avait été épinglée pour détention frauduleuse de tabacs en vue de la vente.

Le commerce « Good Market » sera donc fermé durant quatre mois.
L’établissement était en récidive pour des faits similaires.

(Voir aussi les 9 février et 30 janvier).

15 Mar 2026 | Trafic
 

Andorre cache neige tabac

Passer du tabac à dos d’homme le long des chemins de montagne… Rien à voir avec l’image folklorique de la contrebande de tabac à l’ancienne.

Il s’agit d’une réalité quotidienne, à la frontière franco-andorrane, où de simples passeurs portent, sur leurs dos, de gros sacs archi-remplis de cartouches de cigarettes – à flanc de montagne – avant de rejoindre des parkings où les attendent des véhicules prêts à rallier rapidement Toulouse, Perpignan, Nimes et même Paris (voir 16 décembre 2025).

Quitte à planquer provisoirement leur chargement sous la neige (voir 4 mars 2026).

Ainsi au Pas de la Case, coté Andorre, les forces de l’ordre ont découvert encore, la semaine dernière, plus de 4 000 paquets de cigarettes cachés sous la neige et dans un chantier, pour une valeur estimée à près de 16 000 euros.

15 Mar 2026 | Trafic
 

« Aujourd’hui, le trafic de tabac est installé dans nos communes en face de nos commerces. »

Antoine Palumbo, président des buralistes de Moselle, à propos du développement des ventes illégales de cigarettes de contrebande dans des épiceries, bazars, bars à chicha et autres barber’s shops, etc (voir 10 mars).

14 Mar 2026 | Trafic
 

À l’occasion des élections municipales, la Fédération des buralistes de Paris-Ile de France essaie de faire entendre sa colère contre le marché parallèle qui, selon elle, les concurrence (voir 9 mars 2026). Sur le terrain, qu’en pensent les gérants des bars-tabacs du nord de la ville ?
C’est ainsi que débute un sujet de France 3 Régions Ile-de-France.

Un homme d’une trentaine d’années pousse la porte avec fracas.
« Tu m’en mets deux s’il te plaît », lance-t-il sans un regard pour les trois clients qui attendent déjà leur tour. Le caissier lui tend deux cigarettes sorties d’un paquet caché sous son comptoir qu’il range aussitôt. L’homme est déjà dehors au moment où le vendeur glisse la pièce d’un euro dans sa poche.

Cette scène qui se déroule dans une épicerie de l’avenue de Clichy est loin d’être originale. « Nous avons recensé 250 points de ventes illégaux de tabac en épiceries à Paris », affirme Philippe Alauze.
Depuis octobre 2024, le président de la Fédération des buralistes de la capitale a mis en place un numéro vert. À la disposition des acteurs du métier, il leur permet de signaler anonymement des situations de trafic de tabac.

Un prix devenu prohibitif

« Je suis toujours derrière mon comptoir. Je ne me rends pas compte de ce trafic », lance le patron du bar-tabac Le Celtic pour justifier de n’avoir jamais eu recours à ce système.
Dans son établissement situé sur l’avenue de Clichy, les clients se font moins nombreux qu’avant. « Je ne sais pas si les gens arrêtent de fumer à cause du prix qui augmente ou s’ils vont en acheter ailleurs », confie-t-il.

Même discours au Lutetia qui se trouve deux rues plus bas.
« Le trafic n’impacte pas trop mon commerce, mais c’est surtout le prix », pointe le gérant. En l’espace de 10 ans, le prix moyen d’un paquet de cigarettes a augmenté de près de 150 %. Chez un buraliste, il coûte en moyenne 12,5 euros « contre cinq sur le marché illégal », affirme Philippe Alauze.

D’après les chiffres de la fédération, dans ce réseau, un lot de 50 cartouches vaut entre 1 100 et 1 200 euros sur le marché parallèle. De leur côté, les buralistes obtiennent leurs 25 cartouches pour un prix moyen de 3 000 euros.

« On a atteint un prix qui a créé un marché prohibitif sur un produit encadré par l’État. »
Un avis qu’il indique être partagé par l’une des têtes de listes aux municipales de Paris parmi les six qu’il a rencontrées. « Toutes sont d’accord pour dire qu’il y a un problème », rapporte Philippe Alauze (voir 6 mars 2026 et 19 janvier 2026). Lire la suite »

13 Mar 2026 | Observatoire
 

Un ex-militaire ukrainien de 26 ans, résidant en Belgique, a été contrôlé par les Douanes, en Seine-et-Marne, alors qu’il s’apprêtait à livrer des cigarettes à Paris. Jugé ce 9 mars par le tribunal de Meaux, il a écopé d’une lourde amende. Nous reprenons l’article du Parisien.

Mykhailo roulait tranquillement sur la N 2, en direction de Paris, le 5 mars, au volant d’une Ford S-Max. Soudain, des motards et une voiture des Douanes ont surgi et entouré son véhicule, avant de le sommer de s’arrêter sur le côté, à hauteur de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).

Il s’agissait d’un contrôle aléatoire et c’est peu de dire que les fonctionnaires ont eu du flair. Le conducteur, qui arrivait de Belgique, s’apprêtait à déposer 15 cartons quelque part dans la capitale française. À l’intérieur se trouvaient pas moins de 7 500 paquets de cigarettes de marque Marlboro, soit l’équivalent de 97 500 euros à la revente. Un chargement qui a mené ce jeune homme – après quelques heures de retenue douanière – dans les locaux de garde à vue de la gendarmerie. Et pour cause : l’automobiliste, âgé de 26 ans, n’a pas été en mesure de fournir la moindre facture ou tout autre papier officiel. Lire la suite »

12 Mar 2026 | Trafic
 

contrebande dans l'oise à la gare de creil, reportage camera cachée tf1

À quelques jours des élections municipales il est temps de tirer la sonnette d’alarme : le trafic de tabac explose, gangrène les centres-villes, alimente l’économie souterraine et met sous tension la sécurité du quotidien.
Un fléau désormais reconnu comme similaire au narcotrafic, mais que l’État peine toujours à combattre avec la force nécessaire. 547,9 tonnes de tabacs ont été saisies par les autorités en 2025 (+12 % par rapport à 2024) et 20 486 infractions ont été constatées sur la même année (+ 11,3 % par rapport à 2024).
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands / Seita que nous reprenons.

Un constat unanime : la France fait face à un narcotrafic du tabac

Les plus hauts responsables politiques l’affirment : le trafic de tabac n’a plus rien d’un marché parallèle artisanal.
Gabriel Attal déclarait dès 2022 : « Nous voulons punir les trafiquants de tabac comme ceux des stupéfiants. »
Et Laurent Nunez l’a confirmé récemment : « Le trafic de tabac est organisé comme le trafic de stupéfiants dans notre pays. »
Pourtant, malgré cette reconnaissance publique, le Gouvernement a choisi d’exclure le trafic de tabac des compétences de la police municipale. Une décision incompréhensible alors que les réseaux criminels s’étendent, se professionnalisent et infiltrent des pans entiers du tissu économique, laissant les maires seuls face à ce phénomène d’ampleur.

Des maires sous pression dans toutes les communes

Dans les grandes villes comme dans les villages, les élus locaux voient se multiplier les commerces de façade – Barbershop, épiceries de nuit, restaurants éphémères – souvent utilisés comme supports de blanchiment pour l’argent issu des trafics. Chaque semaine, ils doivent adopter de nouveaux arrêtés pour tenter de freiner cette prolifération.
Comme le rappelle la sénatrice Nathalie Goulet : « Si vous voulez lutter contre le blanchiment, il faut combattre les entreprises éphémères, cheval de Troie de la criminalité. »
À l’approche des élections municipales, ces dérives pèsent directement sur la crédibilité des élus et sur leurs marges d’action, alors même qu’ils manquent des outils nécessaires pour agir.

Une police municipale incontournable, mais bridée

Avec 28 000 agents, soit une hausse de 45 % depuis 2012, la police municipale est devenue un acteur essentiel de la sécurité du quotidien. Pourtant, ses capacités restent limitées par :

  • Une architecture juridique inadaptée ;
  • Un manque d’encadrement (catégories A et B insuffisantes) ;
  • Un accès restreint aux fichiers permettant de remonter les réseaux ;
  • Une coordination inégale avec les services de l’État.

Des mesures opérationnelles pour soutenir les élus sur le terrain Lire la suite »