Dans une seconde dépêche, l’AFP détaille les données de l’étude du cabinet KPMG pour Philip Morris sur « L’évolution de la contrebande et de la contrefaçon dans l’Union européenne » (voir Lemondedutabac de ce matin et cet après-midi 10 juillet).
L’AFP rappelle que « tout ce tabac venu d’ailleurs », soit 21,1% de cigarettes d’origine étrangère consommées sur le territoire français, n’est pas pour autant illégal.
Sont légales, les cigarettes achetées à l’étranger ou dans le duty-free d’un aéroport par un fumeur pour sa consommation personnelle et en quantité définie (5 cartouches maximum).
Sont illégales, celles achetées sous le manteau dans la rue, sur internet, dans certains petits commerces généralement ouverts tard le soir. Selon KPMG*, elles représentent les trois quart des cigarettes « étrangères » : 15,8 des 21,1%. De leur côté, les Douanes estiment que seulement 5 de ces 20% sont issues de la contrebande et de la contrefaçon.
Pour sa part, Renaud Gaillard (directeur des affaires publiques et de la communication de Philip Morris France), en souhaitant une évaluation des conséquences du développement du commerce illicite des produits du tabac, a notamment visé « les projets européens de paquets génériques » et « la suppression des linéaires » qualifiant ces « mesures réglementaires d’excessives ».
* KPMG se base sur des chiffres officiels de vente, des entretiens avec des consommateurs, mais aussi sur une étude dite « paquets vides » qui consiste, deux fois par an, à ramasser dans certaines rues (représentatives) de 52 villes, 10.000 paquets de cigarettes vides pour examiner leur provenance.




