Il l’a annoncé, hier au congrès des buralistes (voir Lmdt du 15 octobre). Frédéric Barbier, le député animateur d’un groupe parlementaire sur l’avenir des buralistes (voir Lmdt des 14 octobre ainsi que des 25 et 7 septembre) a confirmé qu’il remettrait son rapport le mardi 20 octobre. À Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
« J’attendais mon échange avec vous avant d’y mettre un point final » a adressé le député du Doubs aux congressistes avant de revenir sur les grandes lignes de son rapport « destiné à soutenir l’activité du buraliste, car c’est la seule garantie d’avoir du tabac vendu dans des conditions légales. Partout où un buraliste disparait c’est le marché parallèle qui prend le relais ».
Parmi ses propositions-choc : l’amélioration de la rémunération tabac des buralistes dès 2016 ; le gel des prix de la cigarette pour l’année prochaine ; le relèvement de la fiscalité du tabac à rouler ; des interventions auprès des pays limitrophes pour qu’ils relèvent leurs prix dans la perspective d’une harmonisation européenne ; la mise en place d’une traçabilité indépendante ; la création d’un fonds de prévention ; la vente de substituts nicotiniques dans le réseau.
Et aussi, la mise en place d’une commission nationale du marché du tabac collectant, notamment, toutes les informations aussi bien sur la consommation réelle (y compris celle s’approvisionnant sur le marché parallèle) que sur l’évolution territoriale du réseau des buralistes.
Sur le paquet neutre, Frédéric Barbier a indiqué qu’il y était favorable mais dans le cadre d’une harmonisation européenne. Ce qui l’amène à exprimer son désaccord avec la version « franco-française » du texte actuel de Marisol Touraine.
À la lumière des questions et objections de la salle, le député a pu comprendre, cependant, que le paquet neutre constituait la préoccupation « numéro un » des buralistes. Pour des raisons de calendrier, le sujet étant évoqué à l’Assemblée nationale, le mois prochain.




