La cigarette coûterait en moyenne huit années de vie : telle est la synthèse de la synthèse d’une récente étude de l’Institut scientifique de Santé publique (ISP), un centre de recherche fédéral belge. Et à laquelle Le Parisien/Aujourd’hui en France consacre une pleine page dans son édition de ce samedi 16 août.
Les chercheurs ont travaillé à partir des données de deux enquêtes nationales de santé. Il en ressort que, chez les fumeurs, le nombre moyen d’années d’espérance de vie, en moins, est de 7 ans et 10 mois (pour les hommes ) et de 8 ans et 2 mois pour les femmes.
L’étude introduit un autre concept : le nombre d’années à vivre en « moins bonne santé ». C’est-à-dire avec des difficultés à accomplir l’une de six tâches quotidiennes retenues (s’asseoir ou se lever, s’habiller, rentrer ou sortir du lit, manger …) ou souffrant d’incontinence, de troubles sensoriels, de difficultés à se déplacer, etc. Il en ressort que cette perspective de mauvaise santé chez les fumeurs est de 6 ans et 10 mois (pour les hommes) et de 6 ans et 3 mois (pour les femmes).
Certes, cette synthèse d’étude n’indique rien sur la typologie de fumeurs (exemple : consommation moyenne, type de produits), ni sur les autres facteurs de risque présents dans leur vie. Et reste à savoir comment vont réagir les fumeurs à ce message fort.
Justement, Le Parisien/ Aujourd’hui en France a interrogé, en complément d’article, des fumeurs. Question : « Qu’est-ce qui vous ferait arrêter de fumer ? » : « les encouragements de ma fille » (un médecin de 38 ans) ; « le médecin, s’il me dit que je risque gros » (une éducatrice de 51 ans) ; « si la vie était moins stressante ; la cigarette électronique est prête pour le jour où je m’arrêterai » (un chef d’entreprise de 44 ans) ; « le jour où je serai enceinte » (une étudiante de 19 ans) ; « quoi qu’on me dise, rien ne peut me faire arrêter ; je n’ai pas aimé la cigarette électronique » (une façonnière dans une imprimerie de 56 ans).




