Suite aux événements de cette nuit (voir Lmdt de ce jour), la Confédération des buralistes a publié un communiqué que nous reproduisons ci-dessous.
Pour dire non au paquet de cigarettes à 10 euros, les buralistes ont symboliquement « neutralisé » des radars sur les grands axes routiers
430 radars automatiques ont été « bâchés » par 500 buralistes dans toute la France, la nuit dernière. Soit une action symbolique pour protester contre l’annonce d’un paquet à 10€, prise sans concertation, juste avant les vacances, au moment où le tourisme des Français à l’étranger – là où le tabac est toujours moins cher – est à son apogée.
•• 430 radars automatiques ont été « bâchés » (dans la nuit du 20 au 21 juillet dans toute la France) par 500 buralistes. Une opération symbolique, visant à protester contre l’annonce du paquet à 10 euros, effectuée par Édouard Philippe lors de son discours de politique générale du 4 juillet.
« Annoncer une augmentation du paquet de cigarette à 10 euros, juste avant les vacances, alors que nombre de nos concitoyens s’apprêtaient à partir à l’étranger, c’est donner un véritable coup de pouce aux achats frontaliers et au marché parallèle. C’est la raison pour laquelle nous avons effectué cette opération symbolique, qui est la première de toute une série d’initiatives » explique Pascal Montredon, Président de la Confédération des buralistes.
•• Une opération symbolique, car les radars ont juste été recouverts d’un sac plastique, avec une affiche dénonçant le paquet à 10 euros. « Aucune dégradation n’a été effectuée. Notre objectif était avant tout d’attirer l’attention du Gouvernement, du Parlement et de l’opinion publique », précise Pascal Montredon.
Car avec 27,1 % du tabac acheté en dehors du réseau en 2016, augmenter le prix du paquet de 43 % ne fera que pousser davantage de fumeurs à s’approvisionner aux frontières, sur Internet ou dans la rue.
•• C’est la raison pour laquelle les buralistes appellent à la mise en place d’un plan national de lutte contre la contrebande et le marché parallèle du tabac, lesquels mettent en échec toute politique de lutte contre le tabagisme, représentent un manque à gagner substantiel pour les finances publiques, et déstabilisent un réseau déjà bien fragilisé par le paquet neutre.





