Difficile d’ignorer la campagne de nombreux buralistes (des vitrines couvertes d’affiches « Supprimer les buralistes ne fera pas baisser le tabagisme » ou « Ils veulent briser mon buraliste ») depuis une dizaine de jours (voir Lmdt des 17, 19, 24, 26 août) … Ambiance et discours de combat pour faire signer aux clients la carte postale, au message identique, destinée à François Hollande et Marisol Touraine. Tout cela relayé dans la presse régionale de l’Est et du Nord, par exemple.
•• L’Est Républicain : « Si ce texte passe, c’est la mort des buralistes au profit du marché parallèle. La vente de tabac représente 40 à 60 % de notre chiffre d’affaires », prévient Hervé Garnier (à droite), président de la chambre syndicale des buralistes de Meurthe-et-Moselle qui, hier à Dombasle, avait transformé son débit de tabac en « mur des horreurs ». Laissant ainsi augurer de ce que pourraient être les futurs paquets « Touraine ». Plusieurs confrères s’étaient joints à l’action.
« Nous sommes prêts à participer à un système de prévention plutôt que de lutter contre une politique de santé spectacle », lâche le président qui prépare la Journée nationale d’action du 8 septembre. À moins que le gouvernement, déjà bousculé par les agriculteurs, ne trouve une solution pour éviter que ça tousse ».
Sachant que cette conférence de presse d’Hervé Garnier a été relayée par France 3 Lorraine, France bleu et NRJ.
•• Nord Littoral : « Entre deux tirages de bières, Sylvain Hodicq, président de la chambre syndicale des tabacs de Calais et de son canton, secrétaire à l’échelon régional, évoque volontiers le bras de fer entre l’État et ses collègues. « Installez-vous au fond, j’arrive, il y a de quoi dire », prévient-il. Le Sénat a botté en touche pour une partie du projet de loi, mais, prévient l’intéressé, le combat continue : « l’État ne peut pas mieux s’y prendre pour vouloir notre mort. Ce n’est même plus une politique de santé, c’est une chasse aux buralistes ». »
Et Sylvain Hodicq d’aborder le projet de passage du paquet à 10 euros : « si ça passe, les buralistes devront prendre des décisions. Ça passera par du licenciement. » Mais il est bien déterminé à poursuivre le bras de fer « tant que le projet existera ».




