Prochaine étape : le Sénat, où le projet de loi Santé va être examiné en séance plénière, à partir de ce lundi 14 septembre ; puis, l’Assemblée nationale, à une date encore indéterminée. Mais on sait que le Gouvernement est pressé, quitte à faire des contorsions pour se glisser dans le calendrier parlementaire.
• Dans l’opposition, les sénateurs Les Républicains et UDI-UC ont rappelé – ce mardi 8 septembre – leur opposition au paquet neutre : « le texte sur-transpose la directive européenne et la principale conséquence de sa mise en place sera le développement du marché noir et des achats transfrontaliers » selon Catherine Deroche (Les Républicains), co-rapporteur du projet de loi.
• Au sein de la majorité, Bruno Le Roux (président du groupe socialiste) est monté au créneau en dévoilant une certaine sollicitude pour les buralistes (voir Lmdt du 8 septembre) – il l’avait moins montré lors du vote en première lecture à l’Assemblée nationale (voir Lmdt du 3 avril) – mais en « soutenant les mesures que proposera le Gouvernement dans le cadre du projet de loi Santé » (donc, le paquet neutre).
Reste que des nuances, voire des divergences, apparaissent : entre Frédéric Barbier estimant prudemment qu’il faut attendre avant d’appliquer le paquet neutre (voir Lmdt du 7 septembre) et l’activisme de Michèle Delaunay préparant ardemment les discussions budgétaires de l’automne (voir Lmdt du 8 septembre).
Mais au-delà du front parlementaire, tous les regards se portent vers le Gouvernement. Quels décryptages de la mobilisation des buralistes ? À Bercy ? À Matignon ? Et à l’Élysée ?




