Selon une étude du cabinet Deloitte / IFOP, publiée opportunément le jour du vote de la loi Santé à l’Assemblée, 70% des Français estiment qu’il est normal de participer aux frais de santé en fonction de son mode de vie : les fumeurs ou les pratiquants de sports violents devraient ainsi être davantage mis à contribution.
86% des français sont satisfaits du système actuel … mais ils sont autant à croire que, dans le futur, ils seront moins bien remboursés. Alors, pour préserver le système actuel, il faut bien trouver des idées, évaluées par cette étude du cabinet d’audit Deloitte qui réalise, chaque année, un baromètre : « perception des Français sur leur système de santé ».
70% des Français estiment ainsi que chacun devrait participer à la prise en charge de ses frais de santé … en fonction de son mode de vie. Autrement dit, il s’agirait de moins rembourser les fumeurs, buveurs ou les pratiquants de sports violents. Explication: ces comportements « à risque » mettent en danger la santé et coûtent plus cher au système, ce qui justifierait une participation aux frais de santé.
On s’étonnera des critères retenus : le surpoids et l’obésité doivent peser plus en termes de coûts de santé que les sports violents … De même que l’on sera surpris de cette évocation d’un principe général sans la moindre précision sur sa faisabilité technique.
Favorables à un malus pour les fumeurs, les Français ne seraient pas non plus hostiles à un bonus pour les bons élèves : toujours selon la même étude, un Français sur deux pratique ainsi une activité physique régulière et mange plus sainement. Ce dont beaucoup souhaiteraient être récompensés, en bénéficiant de réductions de cotisations de la part de leur mutuelle, par exemple.
Reste un point, sur lequel les sondés sont inflexibles : ils ne veulent pas que leur revenu soit pris en compte, lors du calcul des remboursements de l’Assurance maladie.




