Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Déc 2015 | Associations
 

Michele DelaunayÀ peine élue à la tête d’Alliance contre le tabac (voir Lmdt du 8 décembre), malgré quelques revers à l’Assemblée nationale (voir Lmdt des 22 octobre et 12 décembre), Michèle Delaunay trace sa nouvelle feuille de route, longuement décrite dans 20 minutes.fr de ce mardi 15 décembre. Extraits.

 L’ancienne ministre aux Personnes âgées a pris note de l’engagement du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, qui souhaite verser 45 milliards de dollars dans des projets innovants pour la culture et la santé. « Je veux lui écrire pour qu’il fasse de la prévention dans la lutte contre le tabagisme » (…) « je veux aussi écrire au pape qui s’est positionné en faveur de l’écologie avant la Cop 21. Pourquoi ne le ferait-il pas pour la lutte contre le tabac ? ».

 Une conférence internationale antitabac, réunissant une centaine de chefs d’Etat, Michèle Delaunay en rêve (…) elle a fait de la cigarette le combat de sa vie politique. « Pour moi, c’est du même niveau que l’abolition contre la peine de mort. C’est un enjeu non partisan ? Celui qui s’attaquera vraiment à cette question entrera dans l’Histoire ».

On l’accuse d’être vendue aux lobbies pharmaceutiques ? Elle hausse les épaules face aux attaques de ceux qu’elle assimile à des « terroristes ». Idem pour les buralistes, « des pingouins dont les plus éclairés votent FN », incapables d’envisager un plan de refonte de leur activité.

 Dans son combat, né en milieu hospitalier, elle colle aussi l’étiquette du tabac au décès de plusieurs personnalités. « J’en ai pris plein la gueule. On me dit que je ne suis pas décente. Mais à force de n’être pas décente, on ne sert à rien » (voir Lmdt du 8 octobre 2013).

 Outre sa lettre à Zuckerberg, elle souhaite mobiliser l’Ordre des médecins pour faire du tabagisme le premier problème de santé publique en France. Elle envisage aussi d’aider les malades à obtenir un statut de victime du tabac, à la manière de celle du Médiator. Et ce, même si son amendement sur les actions de groupe a été supprimée par le Gouvernement (voir Lmdt du 13 avril).