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27 Mar 2013 | Trafic
 

Débuté les 13 et 14 février dernier, le procès du réseau de trafiquants de cigarettes de contrebande et de contrefaçon , fournissant notamment le quartier de Barbès (voir Lemondedutabac du 14 février), est en phase finale, avec les audiences des 28 et 29 mars au Tribunal d’Arras.

Neuf hommes de plusieurs nationalités (tunisienne, marocaine, irakienne, algérienne ; la tête du réseau, d’origine géorgienne, bénéficiant du statut de réfugié politique en Belgique) sont soupçonnés d’avoir pris part à ce trafic entre la France et la Belgique. L’enquête a démarré en avril 2011, après l’interpellation de deux hommes au péage de Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais), sur l’autoroute A1, près d’Arras, avec 250 kilos de cigarettes. Des téléphones trouvés sur les deux hommes ont permis aux enquêteurs de remonter peu à peu le réseau et, suite aux investigations menées jusqu’au printemps 2012, 1,25 million de cigarettes contrefaites a été saisi.

Les faux paquets imitaient la marque Marlboro. Les analyses scientifiques ont révélé des taux de métaux lourds jusqu’à dix fois supérieurs aux taux admis, ce qui a conduit Philip Morris à se porter partie civile pour « violation des droits de propriété intellectuelle ».

Ils risquent jusqu’à dix ans de prison, ainsi qu’une amende douanière pouvant aller jusqu’à cinq fois la valeur de la marchandise. Philip Morris réclame par ailleurs des dommages et intérêts. Au delà du verdict, ce procès devrait révéler la modification du type de délinquance attachée au tabac et « ce qu’est aujourd’hui la structure de la contrefaçon avec de vrais réseaux » a précisé l’avocat du fabricant à l’AFP.

Anecdote. Toujours selon l’AFP, la tête supposée du réseau aurait continué à organiser le trafic depuis sa cellule, grâce à un téléphone qu’il avait sur lui en prison.