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19 Oct 2021 | Profession
 

61 buralistes corses ont fait le déplacement à Paris entre le congrès national (voir 14 et 15 octobre) ainsi que Losangexpo (voir 17 octobre).

Alignement des fiscalités corse et continentale sur le tabac, mutation de la profession … les participants ont eu de quoi débattre, rapporte Corse Matin.

•• À partir du 1er janvier 2022, cette fiscalité va progressivement s’aligner sur celle en vigueur de l’autre côté de la Méditerranée : « en juin 2019, nous avons réussi à négocier que cette hausse soit progressive. Entretemps, la Covid est passé par là, et la saison 2020 a été catastrophique pour les 214 buralistes de l’île » expose José Oliva, président de la fédération des buralistes de Corse.

« C’est pourquoi nous avons essayé de négocier un délai. Cela faisait d’ailleurs partie des amendements présentés par le député Michel Castellani, mais ils ont été rejetés. Nous ne renonçons pas pour autant, et je continue le travail de terrain, j’ai notamment rencontré le député européen Younous Omarjee lors de sa venue à Bastia, car la fiscalité dépend de l’Europe, et la France paye chaque année une amende pour la Corse. »

L’accord de juin 2019 prévoit une hausse de 5 % par an pendant cinq ans, soit une hausse de 25 % : « au bout des cinq ans, nous serons donc à 95 % de la fiscalité nationale. Il nous restera quand même 5 % de différence », tempère le président (voir 5 février et 5 novembre 2019).

•• « La Corse est le meilleur élève à l’échelle nationale en ce qui concerne la transformation des bureaux de tabac, avec 59 des 214 buralistes qui ont déjà effectué cette mutation. C’est notre métier qui change. De débitant de tabac, nous devenons un commerce de proximité », explique aussi José Oliva (voir 3 mars 2021).

Produits dérivés, carterie, timbres-poste et fiscaux, paiement d’amendes mais aussi, et peut-être surtout, retrait de colis, le buraliste est désormais à la fois un commerçant et un prestataire de services. « Les colis nous rapportent quelques centaines d’euros par mois, à raison d’une petite centaine de paquets par jour, mais c’est surtout un bon moyen de créer du trafic en faisant entrer les clients, qui peuvent alors s’intéresser à d’autres produits. »

« La CCI nous accompagne dans cette démarche de Transformation. Il est vrai que c’est plus difficile pour certains buralistes du rural, qui sont parfois âgés, mais c’est un investissement nécessaire pour pérenniser son commerce et éventuellement le revendre pour sa retraite ou le transmettre à ses enfants. » poursuit-il

Un président très impliqué, souligne Corse Matin, qui siège aussi au conseil d’administration de Confédération, et un métier qui semble relativement bien négocier son virage, telle est la conclusion du quotidien.