Coup de tabac dans les médias après la présentation du « Compte Nickel » et du partenariat entre la Confédération des buralistes et la Financière des paiements électronique (voir Lemondedutabac des 15 et 16 octobre). « Les buralistes en guichetiers de banque » pour la presse régionale ; « les buralistes parient sur la banque low cost pour soutenir leur revenu » (Les Echos) ; « Les buralistes obtiennent l’exclusivité pour six ans du Compte Nickel » (Le Monde). A chacun son angle, mais le message sur cette diversification, à venir, des buralistes est bien passé …
« Il flotte autour du Compte Nickel comme un parfum de révolte populaire contre les banques » souligne La Croix, reprenant les propos d’un candidat à l’accréditation. Ce dernier, qui n’a pas « peur du succès qui pourrait embouteiller son établissement », insiste sur les avantages du compte : « le client pourra acheter son carambar avec sa carte, sans que ça lui coûte un centime d’euro de frais. Ce n’était pas le cas avec la carte Moneo, pour lequel utilisateur et commerçant paient des frais ».
Dans Les Echos et La Correspondance Economique, Hugues Le Bret (cofondateur du « Compte Nickel ») rappelle que « le coût annuel du Compte nickel ne devrait pas dépasser 50 euros par an, soit trois fois moins que le tarif généralement constaté ». Il précise que le nouveau compte ne fera pas peser davantage de risques pour les buralistes car, « au contraire, les clients auront plutôt tendance à venir retirer des espèces, ce qui va alléger leur caisse ».
A retenir, le portrait du cofondateur du « Compte Nickel », Ryad Boulanouar, dans Le Nouvel Observateur qui souligne : « ce n’est pas un truc de pauvres. Il s’adresse à tout le monde ». C’est-à-dire aux 11 millions de Français qui passent chaque jour dans un bureau de tabac, précise l’article. Ce n’est pas non plus « un pousse à la consommation, avec ses agios faramineux », mais une carte qui s’adresse aussi aux « endettés chroniques » et « aux deux millions de français en interdiction bancaire ».




