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3 Mai 2013 | Institutions, Vapotage
 

Durcissement des échanges, dans le cadre de l’émission-phare de RMC -« Les Grandes Gueules »–  sur la proposition de loi du député, Thierry Lazaro, visant à l’obligation de vente des cigarettes électroniques chez les buralistes (voir Lemondedutabac du 2 mai).

Le parlementaire a fermement défendu son projet de texte et le réseau des buralistes, malgré le front violent des « Grandes gueules ». Claire O’Petit (commerçante et grossiste en cigarettes électroniques) a d’emblée exprimé « son énervement » quant à l’initiative de Thierry Lazaro, lui reprochant de ne pas connaître le fond du problème. Parlant de son expérience lors du lancement de ses produits, elle a dénigré la volonté des buralistes de vendre des cigarettes électroniques –« ce qui nécessite du temps et des conseils »-, remettant quasiment en cause leur capacité de vendeur (ce sont des « débitants »).

Les autres « Grandes gueules » ont placé le débat sur le terrain du « lobbying des buralistes » et de l’inutilité de légiférer encore une fois … quitte à faire l’impasse sur les problèmes de santé publique.

Ce à quoi Thierry Lazaro a répondu : « Bien  sûr que je me préoccupe des aspects de santé publique. Mais ce n’est pas pour autant que je ne défendrai pas le réseau des buralistes qu’on n’arrête pas d’emmerder depuis des années.
« Pourquoi une loi ? Je me place sur le terrain de la libre concurrence … Et dès lors qu’on a un réseau de distribution, qui dépend de l’Etat en France, sur les produits qui se fument, sur la gestuelle et sur la consommation, il faut légiférer. Enfin, s’agissant d’un produit qui peut être considéré comme « dangereux », il faut qu’il soit contrôlé. Et tout le monde doit être soumis aux mêmes contraintes.
« De toute façon, comment imaginer que les cigarettes électroniques ne soient pas soumises à des augmentations de taxes, un jour ?  ».