On sait que l’amendement de la députée PS Michèle Delaunay augmentant de 230 % la fiscalité sur les cigarillos et les cigares – sous prétexte d’alignement fiscal des produits du tabac – et qui a été adopté à l’Assemblée nationale la semaine dernière (voir Lmdt des 23 et 24 octobre) va être examiné la semaine prochaine au Sénat (voir Lmdt du 27 octobre).
Revenons sur les arguments de fond susceptibles de faire revenir à la sagesse les parlementaires ? Le premier, c’est que l’on ne peut pas assimiler complètement les cigarillos et les cigares avec d’autres produits du tabac.
• C’est un marché de petite taille, moins de 3 % du marché français global du tabac. Et en outre, un marché en décroissance : – 23 % en volume depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics (2007) ;
• On sait que la politique de lutte contre le tabagisme cible prioritairement les jeunes et les femmes enceintes. Or :
. il est assez rare de croiser, à proximité des collèges et lycées, des jeunes de moins de 18 ans en train de fumer le cigare et le cigarillo ;
. sur le 1,4 million d’amateurs de cigares et cigarillos, 88 % sont des hommes (dont 73 % ont plus de 35 ans). Les deux tiers de ces amateurs ne fument pas de cigarillos et/ou de cigares tous les jours. Et, la plupart n’inhalent pas la fumée.
A suivre.




