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15 Mar 2013 | Profession
 

Condamnation des articles 575 G et H, Directive Tabac, augmentation des prix en juillet, … Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes, s’est exprimé longuement sur RMC, ce matin du 15 mars.

« Là où nous sommes surpris, c’est que Bruxelles est complètement dans ses contradictions. D’un côté, on veut faire baisser le tabagisme en Europe et puis, en même temps, on décide de condamner la France qui avait mis des barrières douanières pour limiter le trafic du tabac par les particuliers.

« Ce que nous attendons avec impatience, ce sont de nouvelles mesures pour limiter le transport du tabac parce qu’il y a un tel différentiel de prix entre la France et nos voisins que cela pousse les consommateurs à aller acheter ailleurs et sur internet également.

« Je ne vous cache pas que nous sommes en colère parce que la France et l’Europe n’arrêtent pas de vouloir faire baisser le tabagisme en tapant sur les buralistes. Et en contrepartie, on est en train de donner l’autorisation, sans pratiquement aucun contrôle, du transport du tabac par les particuliers.

« Sachez que nous avons lancé une pétition, il y a quelques semaines, auprès de nos clients –  fumeurs et non-fumeurs – et nous avons plus de 3,5 millions de signatures qui ont été récupérées. En Corrèze, par exemple, 12% de la population de plus de 18 ans a signé la pétition, parce qu’ils ont bien compris qu’à travers la Directive  européenne sur le tabac , à travers cette condamnation de la France, à travers d’autres mesures qui annoncent d’autres augmentations du prix du tabac, on est en train de faire disparaître le dernier commerce de proximité.

« En fonction de ce qui sera décidé par les pouvoirs publics français, il risque d’y avoir encore des centaines de fermetures. Voilà pourquoi, nous allons présenter notre pétition devant l’Assemblée nationale où nous allons inviter l’ensemble des parlementaires pour leur montrer ce que représente la force de notre réseau. Parce que nos clients – fumeurs et non-fumeurs – ont bien compris que si demain il n’y a plus de buralistes, il y aura toujours un problème de tabagisme : ne nous trompons pas de cible. La lutte contre le tabagisme ne doit pas se transformer en une éradication de notre réseau.

« Nous allons devant l’Assemblée nationale le mercredi 20 mars à partir de 12h … On est obligé de se défendre. Tout ce qui nous tombe dessus ne fera pas reculer le tabagisme. Encore une fois, nous demandons le gel de la future augmentation du prix du tabac ».