La polémique née du partenariat entre FDJ et le réseau de fleuristes Florajet s’est calmée chez les buralistes, sans être totalement éteinte (voir Lmdt des 27, 26 et 22 septembre). À en croire les remontées des médias régionaux
•• À quelques kilomètres de Marseille, dans la boutique Florajet d’Allauch. Lors d’un reportage de France Bleu Provence diffusé ce mardi 4 octobre, avec un client venu non pas pour acheter des fleurs mais uniquement pour faire un « flash ». Une exception toutefois, aux dires de la commerçante : « pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de personnes qui viennent juste pour un Loto. Mais, dans la mesure où c’est une activité complémentaire ; ça peut faire rentrer des gens dans la boutique … ».
La buraliste la plus proche, à plusieurs kilomètres, grince des dents : « À chacun son métier. On ne va vendre des fleurs, alors que je fais tabac et restauration. Je ne pense pas que cela prenne de l’importance, mais c’est surtout le principe ».
• Dans le Loiret, les buralistes ont « les fleuristes à l’œil », selon La République du Centre Ouest de ce jour. Si le phénomène ne s’y développe pas encore, Sandra Salgado, présidente de la chambre syndicale départementale des buralistes, reste « vigilante » : « à cette heure, nous ne sommes pas concernés, et la Française des jeux a dit qu’elle ne mettra pas ces ventes en place dans le coin, pour l’instant. Mais le jour où on apprendra qu’un fleuriste Florajet vend des tickets de jeux, on vendra des fleurs, et comme ce n’est pas notre principal revenu, on pourra casser les prix ».
En cas de vente de tickets de jeux par les fleuristes loirétains, elle craint que les gens n’achètent des tickets que chez les fleuristes, et n’aillent se faire rembourser que chez les buralistes : « on ne peut pas devenir une banque, on finira par ne plus rembourser les tickets gagnants », précise-t-elle.




