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6 Juin 2013 | Observatoire
 

« Plus on est jeune, plus on s’estime en bonne santé », selon le « Baromètre santé jeunes 2010 », réalisé par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).
Au delà de cette « lapalissade », l’Inpes révèle surtout que les 15-30 ans n’hésitent pas à adopter de plus en plus de comportements à risques face au tabac, à l’alcool et aux drogues.
Alors même qu’ils se déclarent plutôt bien informés sur les problèmes de santé …

Les 15-30 ans fument et boivent plus, dorment moins, mais se considèrent très majoritairement en bonne santé, même si les jeunes femmes sont un peu plus réservées, selon cette vaste enquête rendue publique mercredi.

Ainsi, la consommation de tabac, qui avait diminué au milieu des années 2000, est repartie à la hausse, notamment chez les jeunes hommes de 15 à 19 ans (26,5% fumaient en 2010 contre 24% en 2005), alors qu’elle est en baisse chez les filles (21% en 2010 contre 23% en 2005), plus sensibles au risque en terme de santé. Ce qui contredit certaines affirmations sur la prévalence tabagique chez les jeunes femmes.

L’alcool devient une problématique. Même si sa consommation quotidienne reste rare dans cette tranche d’âge (2,5% contre 27% chez les 61-75 ans), les ivresses ponctuelles (le « binge drinking ») monte en puissance : 25,5% reconnaissent au moins une alcoolisation ponctuelle importante (six verres en une seule occasion) par mois, contre 18% des 31 à 45 ans.

Toujours selon le baromètre Inpes, l’usage du cannabis est resté stable , l’âge du premier joint étant même en léger recul : 17 ans en 2010 contre 16,7 ans en 2005.

Concernant la pandémie des ivresses ponctuelles chez les jeunes, certains de nos voisins européens n’hésitent pas à réagir rapidement à l’annonce de statistiques alarmantes. Ainsi, en Espagne – où une enquête sur « l’Alcool et les Drogues en 2011-2012 » vient d’établir que 22% des garçons et 17% des filles, entre 15 et 17 ans, s’étaient retrouvés en état d’ébriété, au moins une fois dans le mois -, le gouvernement envisage à la fois des mesures de prévention (étiquetage des bouteilles sur l’interdiction de vente aux mineurs) et des sanctions à l’encontre des parents (financières ou pouvant aller jusqu’au retrait de tutelle) : notamment, lorsqu’un mineur a été hospitalisé plusieurs fois, en peu de temps , pour un état éthylique.