Paroles de bon sens. Au moment où certains milieux anti-tabac assimilent systématiquement, à des fins de polémiques, tous les parlementaires qui ne votent pas dans leur sens comme étant « sous influence du lobby de l’industrie du tabac » (voir Lmdt des 7 et 8 décembre), il n’est pas inutile de reprendre la mise au point – faite en séance à l’Assemblée nationale vendredi soir, lors du passage des amendements tabac (voir Lmdt du 5 décembre) – de Razzy Hammadi (député de Seine-Saint-Denis et secrétaire national au service public du PS).
« Je voudrais au préalable faire une petite mise au point sur ce qui peut motiver les uns les autres à défendre telle ou telle position.
« Pour tout ce qui regarde la fiscalité du tabac, nous sommes en contact avec les associations de buralistes, lesquels sont 26 000 en France et ont droit de cité. De même, nous sommes en contact avec les associations de consommateurs lorsque nous traitons des sujets liés à la consommation, et avec des associations de protection de l’environnement lorsqu’il s’agit de défendre l’environnement ou de promouvoir la transition énergétique.
« C’est donc en âme et conscience que nous défendons un certain nombre de convictions au travers de ces amendements, qui ont été nourris par les corps intermédiaires et la société civile. Aussi quand j’entends parler, à l’extérieur de l’hémicycle, de « parlementaires sous influence » – alors que nous ne faisons que défendre nos convictions – , je trouve cela proprement inacceptable ! ».
En effet, pas besoin d’être « sous influence » pour être convaincu qu’avec un certain niveau de charge fiscale … il n’y a plus de rendement fiscal.




