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13 Fév 2025 | Profession
 

En coulisses, des dissensions se sont fait jour entre les dirigeants des deux sociétés mères de la filière hippique : le Trotteur Français (SETF) et France Galop (voir 2 juillet 2024). Parallèlement, la SETF demande des comptes au PMU. En réponse à ces remous, le syndicat des entraîneurs et drivers de trot plaide pour un apaisement.

Ouest France fait le point quelques jours avant la publication du bilan annuel de PMU … (Nous reprenons son article).

•• « Le torchon brûle » entre la SETF (Société d’Encouragement du Trotteur français) et France Galop, titrait dimanche, le jour du Prix de France, Paris-Turf. 

Si la filière hippique peut se féliciter d’être passée entre les mailles du filet surtaxant les jeux d’argent après une grande mobilisation en décembre (voir cependant … 9 janvier et 6 février 2025), les mauvais résultats des courses hippiques transpirent de toute évidence dans les bureaux de Thémis, le nouveau siège commun du PMU et des deux sociétés mères qui gèrent les courses de trot et de galop en France, à Paris.Le PMU aurait perdu la moitié de ses parieurs depuis une dizaine d’années et les enjeux piquent du nez.

Un contexte qui a fait monter au créneau Jean-Pierre Barjon, président de la SETF, lors de ses vœux en janvier. Extrait : « nous n’avons pas voté le nouveau plan du PMU, plan sans perspective de réelle croissance de l’activité pour les trois prochaines années. Il y a urgence à redéfinir tous ensemble une véritable ambition pour les paris et enjeux hippiques ».

•• Un mois plus tard, son vice-président Olivier de Seyssel enfonce le clou dans un entretien à Paris-Turf en militant pour la nomination d’un chef d’entreprise « issu de la filière hippique » à la tête du PMU : « la filière doit reprendre la main sur le PMU ».

Après cette remise en cause de la stratégie de l’opérateur historique, que les instances ne sont pas seules à pointer du doigt, voilà que la SETF souhaiterait à présent se désengager d’un pacte avec France Galop voulant que les deux entités tirent le même profit (50/50) des recettes du PMU. Fini les cadeaux : si Le Trot génère 50,5 %, contre 49,5 % pour France Galop, il ne voit pas pourquoi il ne toucherait que 50 % du gâteau. 

Si cela vaut la peine de se fâcher publiquement pour 0,5 % de plus (un peu plus de 4 millions d’euros quand même), c’est que définitivement l’heure est grave pour cette filière unique, qui reverse chaque année plus de 800 millions d’euros aux professionnels des courses. Lesquels, au passage, masquent de moins en moins leur inquiétude.

•• Devant cette guerre froide, le syndicat des entraîneurs, drivers et jockeys de trot (SEDJ) réclame « un terrain d’entente » par la voix de son président Stéphane Meunier, en soulignant qu’une désunion « ne peut qu’être nuisible à la filière ».

La SEDJ se porte au passage solidaire de l’idée d’Olivier de Seyssel de « propulser à la tête du PMU un homme ou une femme d’affaires ayant connu le succès dans son entreprise et connaisseur des courses (…) pour relancer enfin une activité moribonde ». 

À suivre …