La prévention c’est bien. Encore faut-il la faire connaître.
Une campagne nationale a été lancée, ce lundi 12 janvier, pour mieux faire connaître, au grand public et aux professionnels de santé, les « Consultations Jeunes Consommateurs » (CJC), structures d’accueil gratuit des 12-25 ans et de leurs parents pour faire le point sur leurs consommations addictives : alcool, cannabis, jeux vidéo, tabac …
Créé en 2005 et mis en place dans l’ensemble des départements français, le réseau des 400 « Consultations Jeunes Consommateurs » peine encore à se faire connaître du grand public. Si un quart des parents et des adolescents a déjà entendu parler de lieux destinés à les aider à en discuter, aucun d’entre eux ne cite spontanément les « CJC ». Gratuites, anonymes et ouvertes en dehors des horaires d’école et de bureau, ces consultations sont dédiées aux jeunes consommateurs de substances psychoactives afin d’évaluer leurs difficultés et les aider à sortir progressivement de la dépendance (voir Lmdt du 2 octobre).
C’est pourquoi la Mildeca (Mission interministérielle de Lutte contre la Drogue et les Conduites addictives), le ministère de la Santé et l’Inpes lancent une campagne nationale de notoriété « grand public », qui s’inscrit dans le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les pratiques addictives (voir Lmdt du 27 janvier 2014).
• Première étape : la création d’une identité visuelle « forte et symbolique » : une forme de goutte en jaune et noir, allusion aux épingles des cartes Google.
• Deuxième étape : une campagne TV du 12 janvier au 8 février déclinant trois spots axés sur les thématiques de l’alcool, des jeux vidéo et du cannabis (mais pas du tabac), caricaturant les visions « fantasmées » des comportements addictifs. Avec un renvoi à un numéro d’appel anonyme et gratuit et à volet digital. Notamment des actions de « community management » pour faire circuler la campagne dans les communautés en ligne.
• Troisième volet : fin janvier, un partenariat avec la radio Skyrock va appréhender le sujet sur le ton et dans l’univers des jeunes afin de les faire réfléchir sur leurs consommations et les inciter à se tourner vers une « CJC ».
Enfin, un ensemble de documents d’information (affiches, dépliants, carte mémo, etc.) a été diffusé à plus de 90 000 professionnels de santé et d’intervenants socio-éducatifs et sportifs.
La question : pourquoi la lutte contre le tabagisme des jeunes ne fait pas plus partie de ce vaste dispositif de prévention et d’éducation ?




