Images rythmées, interviews sur un ton faussement complice et vraies questions traitées superficiellement … c’est avec les codes du télé-journalisme d’aujourd’hui que « C notre affaire » a abordé le « problème » du tabac, sur France 5, ce mercredi 7 novembre au soir.
Ouverte par une interview de Pascal Montredon (le président de la Confédération), très en verve sur le thème de la hausse des prix et de ses conséquences pour le réseau des buralistes, un premier sujet a permis de présenter les composantes d’un marché parallèle en pleine croissance (notamment avec internet).
Réalité que n’a pas voulu reconnaître Emmanuelle Beguinot, la directrice du CNCT, laquelle a appelé de ses vœux une implantation rapide, dans notre pays, des paquets génériques.
Ensuite, une autre séquence sur la cigarette électronique aura dû laisser le téléspectateur relativement dubitatif : tant sur le plan de la conformité réglementaire que de la pertinence sanitaire du produit.
Enfin, le professeur Dautzenberg (Office français de prévention contre le tabagisme) – après être intervenu de façon privilégiée au fil des sujets précédents – a conclu sur les différentes méthodes de sevrage, non sans avoir souligné le rôle-clé, sur le plan psychologique, du médecin-tabacologue. Et pour cause.
Beaucoup de « convenus » donc pour une émission – bien réalisée, par ailleurs – sur le tabac … sans que jamais la parole ne soit donnée à des fumeurs.




