
Confrontés à une insécurité croissante, certains buralistes suivent désormais des formations en self-défense. Une initiative soutenue par leur confédération professionnelle pour prévenir les violences. C’est ainsi que débute une récente information de Valeurs que nous reprenons.
Les buralistes sont de plus en plus souvent confrontés à des agressions physiques sur leur lieu de travail.
Selon un reportage diffusé par le JT de 20 heures de TF1 le 17 juillet, 240 cas d’agressions ont été recensés en 2024.
Des chiffres en hausse, qui traduisent une insécurité persistante dans la profession. L’insécurité ne se limite pas aux grandes villes. De nombreux commerces de proximité, y compris en zones rurales et périurbaines, sont concernés.
Pour y faire face, des formations à la self-défense se développent à l’échelle nationale. Soutenues par la Confédération des buralistes, ces sessions sont encadrées par des instructeurs spécialisés. Elles visent à enseigner des gestes simples et des réflexes utiles en cas d’agression, sans nécessiter de force physique.
L’objectif est d’apprendre à se protéger, en cas d’attaque soudaine, à travers des mises en situation réalistes (voir 22 juin).
Encadrés par Franck Ropers, instructeur spécialisé, une vingtaine de buralistes apprennent des gestes simples, des réflexes utiles et participent à des mises en situation réalistes. « Si vous tombez sur quelqu’un dans un état anormal (…), il faudra savoir se défendre, se protéger », explique-t-il. L’objectif : permettre à chacun de réagir sans force physique, en visant les points vitaux sans chercher à blesser grièvement.
Entièrement prises en charge, ces sessions s’adressent en priorité aux professionnels déjà confrontés à la violence. « Le fait d’être formés, de s’entraîner, ça nous permet de mieux réagir sur notre lieu de travail », souligne une participante. « On n’est pas très bagarreurs, donc c’est utile de connaître des techniques accessibles, sans force », ajoute une autre.
La Confédération des buralistes recommande également l’installation de vitres de protection, de systèmes de vidéosurveillance et de boutons d’appel d’urgence connectés à la police pour renforcer la sécurité des points de vente.
(Ndlr : sachant que la profession bénéficie aussi d’une aide à la sécurité administrée par la Douane. C’est la seule profession de commerçants à en bénéficier)





Lola Cypryk, apprentie vendeuse chez un buraliste de Saint-Michel (près d’Angoulême, Charente) vient de décrocher le titre de meilleure apprentie de France à Lyon (le 9 juin) après avoir déjà obtenu l’or, au concours départemental et au régional, le 4 avril dernier. Sa vitrine sur la gymnastique rythmique a tapé dans l’œil du jury.
Dans sa dernière édition, Le Losange (voir
La Fédération des buralistes de Seine-Maritime (Rouen) a convié ses adhérents, ce 2 mai, à une journée de formation spéciale pour apprendre à réagir en situation d’insécurité dans le point de vente. 