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23 Août 2024 | Profession
 

Avec seulement 459 sorties de romans en cette rentrée littéraire (contre 466 l’an passé) selon Livre Hebdo, le nombre de nouveautés affiche une baisse pour la troisième année de suite Les éditeurs se font de plus en plus sélectifs, mais comptent toujours sur ce moment phare pour relancer leurs ventes, après un premier semestre plutôt maussade.

Extraits du décryptage des Échos.

Cette légère baisse de 1,5 % des parutions littéraires poursuit un mouvement engagé par les éditeurs dans la foulée du covid. « L’édition est une économie qui s’est durcie, et les coûts ne peuvent pas être répercutés sur les prix, sinon le public ne suivra pas », estime Renaud Lefèbvre, le directeur général du SNE (Syndicat national de l’Édition).

« La demande est aussi venue des libraires », ajoute Manuel Carcassonne, le directeur général des éditions Stock. « Ils ne peuvent pas lire, mettre en avant et absorber dans leur espace de vente une trop large production littéraire. L’idée est donc de publier moins, mais de mieux mettre les livres en avant. »

« Lors de la crise du Covid, nous avons resserré le nombre de parutions à cause de l’augmentation des coûts de production liés à l’inflation du prix du papier. On s’est rendu compte à cette occasion que l’on pouvait faire le même chiffre d’affaires en publiant moins », explique Cécile Boyer-Runge, directrice générale des éditions Points (groupe Média-Participations).

Phénomène médiatique et de librairie, la rentrée littéraire offre chaque année un coup de projecteur bienvenu pour les maisons d’édition, lançant une fin d’année traditionnellement propice aux ventes, avec les différents prix littéraires, puis les fêtes de Noël.