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Dans l’actualité du vote de la Directive Tabac au Parlement européen (voir Lemondedutabac du 8 octobre), Yves Calvi a consacré une bonne partie de son émission « C dans l’air », du 9 octobre, à « Un monde sans tabac ». Sur le plateau : Bertrand Dautzenberg (président de l’Office français de Prévention du Tabagisme), Gérard Dubois (président d’honneur du Comité national contre le Tabagisme), Martine Perez (journaliste au Figaro et auteur de « Interdire la cigarette … maintenant » ). A noter aussi la présence de Danièle Jourdain-Menninger (présidente de la Mildt – Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et la Toxicomanie – photo) dont nous retiendrons surtout les propos, assez rares dans les médias.
• Le tabac : une drogue ? : « On considère que le tabac fait partie des conduites addictives. On se rend compte, notamment à travers les jeunes, qu’on commence par le tabac et par l’alcool, en même temps, et également le cannabis. Notre rôle est de s’insérer dans ces conduites addictives avec une palette de mesures, dont fait partie une augmentation régulière des prix du tabac et des campagnes de prévention ».
• La cigarette électronique, est-ce aussi une conduite addictive ? : « c’est compliqué car on n’a pas beaucoup de recherches. Ni sur la toxicité, ni sur la posture, la façon dont on s’en empare, la gestuelle. Il faut donc intégrer la cigarette électronique dans nos recherches sur l’ensemble de ces postures : est-ce un objet de sevrage ou un instrument d’initiation ? »
• Quand va être définitivement adoptée la Directive ? : « soyons prudents. On peut s’attendre à un retour en arrière sur le reste de la procédure »
• Comment répondre au marketing des fabricants ? : « il faut développer le contre-marketing … Pour éviter que les jeunes commencent, il faut leur donner des outils. Dans le plan stratégique que j’ai présenté au Premier ministre (voir Lemondedutabac des 19 et 20 septembre), j’ai proposé qu’en matière de recherches, on puisse aboutir à des outils de réflexion à donner notamment aux jeunes, pour retrouver leur liberté par rapport au marketing comme à la pression de l’entourage ».




