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8 Nov 2012 | Associations, Vapotage
 

A l’occasion du 6ème Congrès de la Société française de tabacologie, qui se tient les 8 et 9 novembre à Paris, l’Office français de Prévention  du Tabagisme demande aux autorités de santé de définir clairement le statut de la cigarette électronique pour la sortir du « no man’s land juridique actuel ».

Le Pr Bertrand Dautzenberg (président de l’OFT) relance, d’ailleurs, la polémique sur la cigarette électronique dans les colonnes du Figaro de ce 8 novembre. Dénonçant certaines pharmacies ne respectant pas l’interdiction de vente, il estime que « l’ambiguité du statut de la e.cigarette apparaît bien dans la façon dont elles sont vendues » et demande « une réglementation de ce produit lorsqu’il contient de la nicotine ». Et d’ajouter, « les fabricants doivent mener des études s’ils veulent revendiquer un statut bénéfique à la santé ». L’OFT recommande donc, en attendant, de privilégier les méthodes de sevrage qui ont fait leurs preuves.

Un avis que ne partage pas tous les experts. Pour Jean-François Etter, professeur en santé publique à l’université de Lausanne : « malgré tout, l’efficacité de ce produit dans le sevrage tabagique commence à être établie. Quant aux utilisateurs, ils s’en disent tous satisfaits, ce qui crée un vrai décalage avec le positionnement médical ».

En France, les ventes de cigarettes électroniques se seraient envolées depuis deux ans (voir Lemondedutabac des 21 et 24 août et du 26 septembre). « Produit de sevrage » et/ou « produit de plaisir », la e.cigarette compte de plus en plus d’adeptes.