Depuis une semaine, 26 buralistes dans le Lot-et-Garonne vendent des « pass » pour la première édition du « Festival international du journalisme vivant » qui se tiendra à Couthures du 29 au 31 juillet.
Dans l’intimité de ce petit village, on parlera des grands sujets qui font l’actualité du monde d’aujourd’hui, sous forme de débats, de rencontres, d’expositions, de projections, de concerts, etc. Le festival investira, entre autres, trois séchoirs à tabac de Couthures pour y tenir des ateliers thématiques.
Comment donc les buralistes se sont-ils retrouvés dans ce projet ? Tout part de Ryad Boulanouar (co-fondateur du Compte Nickel/ voir Lmdt des 25 et 26 mai) qui a mis en relation Laurence Corona (organisatrice du festival et directrice de la communication de la maison d’édition Les Arènes) avec Jean-Luc Renaud (secrétaire général de la confédération et président de la chambre syndicale du département).
« J’ai dit à Laurence : on va t’aider ». C’est bien de mettre sur Internet la billetterie ou bien à la Fnac. Mais, Internet, c’est compliqué pour certains. Et la Fnac, il n’y en a pas en Lot-et-Garonne. Alors nous, les buralistes, on est un vrai réseau de proximité » confie Jean-Luc Renaud à Sud Ouest.
« Tout ce qui touche à la presse, les buralistes n’y sont pas étrangers » ajoute-t-il, « il faut savoir qu’en Lot-et-Garonne, deux tiers des buralistes vendent aussi les journaux. On connaît les difficultés de la presse ».
Dans les bureaux de tabac, la démarche est bien passée. « C’est un plaisir de participer à cette opération » estime Denis Lavergne, buraliste à Marmande. « Je trouve que c’est très sympa. Ça nous ouvre au monde » embraye Béatrice Kerautret.
« C’est une belle opportunité pour nous. Ça montre qu’on est là pour la vie culturelle, sociale et économique du département. Nous ne sommes pas …que ceux qui vendent des produits de mort » conclut Jean-Luc Renaud.




