« Un quart des cigarettes ramassées à Lyon provient du marché parallèle ». A l’instar de La République du Centre (voir Lemondedutabac du 26 décembre), Le Progrès de ce lundi revient sur l’enquête « ramasse-paquets », publiée dans le numéro de décembre du magazine des buralistes Le Losange. Et reprise par divers médias (voir Lemondedutabac des 14, 15 et 16 décembre).
Le Progrès présente, en appui des résultats de l’enquête, un reportage sur l’activité qui se développe quotidiennement place du Pont, dans le quartier de la Guillotière, à Lyon : « sous un arbre, deux hommes d’une vingtaine d’années alpaguent chaque passant qui traine un peu plus qu’à l’ordinaire. Ils sont rabatteurs. Les revendeurs eux se postent juste à la sortie de la station de métro.
La transaction s’effectue en quelques secondes, dans un français hésitant (…) Le paquet de cigarettes se revend entre 2 et 5 euros. Les revendeurs ont la marchandise sur eux ou à proximité et opèrent aux yeux de tous. Les cigarettes viennent essentiellement d’Algérie, d’autres de Belgique, d’Italie, du Liban, de Roumanie ou d’Espagne ».
Plus loin, le journaliste donne la parole au président de la chambre syndicale des buralistes du Rhône, Jean-Pierre Teindas : « on voit apparaître des marques fantômes fabriquées par des organisations structurées de type mafieuse ».




