Il ne nous appartient pas de commenter, sur le fond, la condamnation à 7 ans de détention du buraliste Luc Fournié, hier soir par les jurés de la cour d’Albi (voir Lmdt du 1er avril).
Mais on remarquera la force de la pression médiatique nationale qui a accompagné cette affaire (même Le Monde y est allé de son grand papier) pour insister sur la « disproportion » de la riposte d’auto-défense de ce buraliste face à deux individus qui ont pénétré par effraction, dans son établissement, en pleine nuit.
Ceci, sans mentionner le climat d’insécurité permanente qui pèse sur le réseau des buralistes. Climat dont nous rappelons les raisons objectives quasiment chaque jour, ici-même, dans notre « Chronique d’une insécurité ordinaire » : avec, notamment, des vols avec violence, des cambriolages avec incendies, des prises d’otage au domicile.
Un climat déstabilisateur et oppressant, spécifique à une profession, pouvant conduire aux réactions les plus dramatiques. Ce n’est pas une circonstance atténuante. Mais une explication qui mérite d’être autant prise en compte – et mentionnée – que les analyses vaseuses sur le profil psychologique du buraliste et des membres de sa famille.
Hier soir, les collègues proches de Luc Fournié étaient écœurés.




