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4 Avr 2017 | Observatoire
 

Juste avant le débat télévisé, organisé entre les onze candidats à la présidentielle sur CNews et BFM, rappel des différentes propositions des principaux challengers sur la lutte contre le tabagisme et à propos des buralistes. 

Benoît Hamon

Son porte-parole santé, Alfred Spira, a jugé, sur le plateau du site Pourquoi Docteur, qu’augmenter modérément le prix du tabac n’est pas suffisant « il faut des augmentations massives ». D’après l’épidémiologiste, lorsqu’on se contente d’augmenter de 10 % seulement le prix du paquet, « cela a un effet immédiat sur la consommation de -4 %, puis ensuite, celle-ci recommence à augmenter ».  Les augmentations devront donc se faire par pallier et … de « + 15 % par an ».

Emmanuel Macron

Le président d’En Marche ! prône le paquet à dix euros mais pose une condition, sans en préciser toutefois les modalités d’exécution : il n’augmentera le prix du tabac que si les pays voisins font de même.

« On ne peut pas expliquer à des buralistes et à des consommateurs qui sont à Lille, à Strasbourg ou ailleurs qu’en prenant dix minutes leur voiture, ils auront le paquet à moitié prix de l’autre côté de la frontière », concluait-t-il sur RTL. Emmanuel Macron entend faire de la lutte contre les pratiques illégales une priorité et atteindre ses objectifs de lutte contre le tabagisme « avec et grâce aux buralistes » (voir Lmdt du 20 mars).

François Fillon

Il n’est pas rentré dans les détails concernant les prix du tabac. Même s’il estime aussi que c’est la mesure la plus efficace pour faire baisser la consommation. Le candidat LR est plus précis sur le maintien du monopole et la diversification de l’activité des buralistes (voir Lmdt du 20 mars), soutenant un grand plan de lutte contre le marché parallèle et demandant une évaluation du paquet neutre. Sans exclure sa remise en cause.

Marine Le Pen

Elle a exprimé, sur RTL, son refus d’augmenter systématiquement le prix du tabac si elle parvenait à la tête de l’État. Toujours sur RTL, elle déclarait : « Je pense que c’est une démarche individuelle (…) Quand vous êtes accro au tabac, vous pouvez augmenter le prix du paquet à des niveaux presque insurmontables et les gens trouveront quand même du tabac » (voir Lmdt du 8 mars). Pour la candidate, l’essentiel est dans la prévention. Elle concluait en annonçant très clairement qu’elle n’envisage pas de paquet à 10 euros.