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23 Jan 2015 | Vapotage
 

DautzenbergAppelé à réagir sur l’étude américaine relative au potentiel cancérigène de l’utilisation de l’e-cigarette (voir Lmdt du 22 janvier), Bertrand Dautzenberg (président de l’Office français de Prévention du Tabagisme et de la Commission AFNOR sur la cigarette électronique) n’y est pas allé de main morte sur France Info ce vendredi 23 janvier.
Contre les chercheurs d’abord. Puis contre … l’industrie du tabac et « la volonté politique de ne pas donner des chiffres sur le tabac ».

« Il est très étonnant qu’une publication comme le New England Journal of Medicine publie un tel papier. La méthode utilisée n’est même pas décrite, on ne connaît pas la résistance des batteries utilisées.

« Ce papier se moque de nous et surtout de la science. Il note cependant qu’en fonctionnement normal, il n’y a rien qui est libéré. C’est seulement quand ils font dysfonctionner l’appareil en mettant des puissances très élevées qu’on obtient ces effets. Et des effets seulement sur le formaldéhyde, qui est le numéro 50 ou 60 des cancérogènes. Dans la cigarette électronique, il n’y a pas le goudron, de benzopyrène, qui sont marqués sur le paquet de cigarette, ni les nitrosamines, qui sont les principaux cancérogènes ».

Puis, Bertrand Dautzenberg s’est mis à distiller le soupçon … « Dans le cas présent, je n’ai aucune information pour savoir que c’est un lobby du tabac qui a écrit ça, mais ça y ressemble beaucoup et la campagne qui est faite derrière aussi (…) Le gouvernement ne fait pas son travail, on devrait avoir des chiffres tous les deux ou trois mois. Pour l’instant, on a tous les cinq ans des chiffres sur le tabac et le dernier chiffre recueilli, il y a un an sur le tabac, n’est toujours pas publié. Il y a une volonté organisée de ne pas donner de chiffres de façon à ce qu’on ne puisse pas agir ».