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15 Août 2021 | Profession
 

Pendant cette semaine de rodage, aucune amende n’a été dressée à Redon (sud de l’Ille-et-Vilaine). Et ce vendredi 13 août, le sous-préfet Jacques Ranchère a mené, avec la Gendarmerie et la Police municipale, une série de contrôles du pass sanitaire auprès des clients de cafés et restaurants (voir 14 et 12 août). 

•• Premier couac rapporté par France Bleu. De nombreux clients montrent des tests antigéniques ou PCR mais l’application mobile des gendarmes affiche toujours le même message : « non valide ». Ils ont tous pourtant été réalisés moins de 72 heures avant le contrôle.

« L’application reste sur la validité du test à 48 heures alors que maintenant elle est passée à 72 heures », explique un gendarme. « C’est pour ça que le contrôle humain par des militaires permet une lecture intelligente de la loi … ! », ajoute le sous-préfet.

•• À la deuxième étape de la visite, il est formel : seuls les établissements avec deux entrées distinctes, une pour le bar et l’autre pour le tabac, sont dispensés de pass sanitaire pour les clients venus acheter des cigarettes. Dans le bar-tabac de Marc Chauvin, il n’y a qu’une entrée, mais les clients de la partie tabac, pour la plupart des habitués, ne sont pas contrôlés.

« Si je dois appliquer cette règle-là à la lettre, je perds la moitié de mes clients c’est sûr. Ils viennent trente secondes, ils prennent leur paquet de tabac et ils s’en vont. Ils ne comprendront pas qu’on leur demande le passe », souffle celui qui gère l’établissement depuis plus de dix ans. Au passage, il fait part d’une baisse de fréquentation de 20 % depuis le début du mois d’août : « on a vu passer des clients qui ont entamé les démarches et qui pensent pouvoir entrer car ils ont leur première dose. »

•• Une restauratrice témoigne ne rencontrer aucune difficulté lors des contrôles le matin et à l’heure du déjeuner, mais « la clientèle du soir, ce n’est pas possible ! Mes salariés détestent le soir maintenant, une serveuse m’a dit qu’elle s’était faite agressée. »

Elle explique que certains clients ne comprennent pas la nécessité d’un pass sanitaire en terrasse. Un soir, trois pass sanitaires manquent dans un groupe de clients : « c’est parti tout de suite », se remémore la patronne, traitée de « mouton » et de « collabo » … « Vous travaillez avec Macron », lui a lancé un client.