En arborant un T-shirt noir portant l’inscription « aux élections, je vote pour celui qui supprime le paquet neutre », le buraliste du village de Saint-Cézaire (Alpes-Maritimes) manifeste à sa manière sa grogne.
« Ils (les paquets neutres) ralentissent le service et amènent à des risques d’erreur et des conflits avec les clients. Je ne suis pas du tout contre les avertissements figurant sur les paquets et les technocrates européens avaient mis en place une directive qui laissait un petit visuel du logo de la marque, ce qui facilitait vraiment notre travail. Mais avec le paquet neutre, on nous assomme littéralement …», proteste Henri Nicolas dans Nice Matin du 12 décembre.
Il n’est pas tendre non plus avec les parlementaires qui n’étaient pas présents à l’Assemblée nationale lors du vote décisif (voir Lmdt du 26 novembre 2015), une séance qui, selon lui, devait décider de l’avenir des petits commerces en ne validant pas le paquet neutre.
« Il y a eu 54 voix contre le paquet neutre et 56 voix pour. Seuls, 114 députés, soit un sur cinq, étaient sur les bancs. Sur 10 représentants des Alpes-Maritimes, 9 ne se sont même pas déplacés, alors que nous sommes dans une zone frontalière très exposée ». Côté soutien, on fait mieux estime-t-il.
Tout en ayant des mots de remerciements pour le syndicat des buralistes et les services des douanes qui, dit-il, restent toujours à l’écoute.




