Après avoir analysé les résultats du vote de l’Assemblée nationale sur le paquet neutre, de la semaine dernière (voir Lmdt du 26 novembre), les administrateurs de la Confédération nationale des buralistes, réunis en conseil extraordinaire (voir Lmdt du 29 novembre), ont décidé de maintenir la pression sur les parlementaires jusqu’au bout du processus législatif : nouvelle lecture au Sénat ; vote définitif par l’Assemblée nationale (voir Lmdt du 1er décembre).
•• Ils ont constaté qu’entre la première lecture à l’Assemblée (en avril), puis au Sénat (en septembre) et, ensuite, une nouvelle fois à l’Assemblée (la semaine dernière), l’opposition au paquet neutre ne fait que grandir et s’intensifier tant par la force des arguments que par le nombre des opposants parmi les rangs des parlementaires, y compris socialistes.
Il a fallu tout le forcing de Marisol Touraine et de son ministère pour préserver un amendement introduit dans la loi, sans la moindre étude d’impact sur ses conséquences pour les buralistes. Ni la moindre preuve de son efficacité.
Il est encore possible de s’appuyer sur les parlementaires pour enrayer cette « machine infernale » contre les buralistes.
•• Sur proposition de Pascal Montredon, et après débat, il a été décidé par le conseil d’administration de ne pas donner de consignes de vote, au niveau national, par rapport aux prochaines échéances des élections régionales.
Chaque chambre syndicale départementale est invitée à réagir en fonction de la position effective sur le paquet neutre des parlementaires avec lesquels elle a eu des échanges, ces derniers temps. Un certain nombre d’initiatives ont d’ailleurs déjà été prises (voir Lmdt des 28 et 30 novembre ainsi que du 1er décembre et de ce jour).
•• La question d’éventuels recours judiciaires de la Confédération et de ses membres a également été abordée, lors de ce conseil extraordinaire, plongé au cœur d’une actualité syndicale forcément toujours aussi tendue.




