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7 Avr 2015 | Pression normative
 

pourquoi interrogationFace à l’avalanche de mesures anti-tabac adoptées en première lecture, à l’Assemblée nationale vendredi dernier (voir Lmdt de ce jour et du 3 avril 1, 2, 3, 4, 5), des questions se posent sur quelques présences et beaucoup d’absences.

• Force est de reconnaître que tout s’est présenté (le hasard ?) pour que les débats se passent avec le maximum de discrétion et le minimum de présence parlementaire : un vendredi après-midi, la veille de Pâques, à l’issue d’une séquence politique intense marquée par les deux tours des élections départementales et le vote des présidences de conseils départementaux, la veille même. Dans ces circonstances, 31 députés (sur 577) se sont prononcés sur l’amendement paquet neutre.

• N’étaient pas présents, en séance, ces députés PS dont on savait que leur préférence allait au « paquet Directive ». Pourquoi ? En revanche, le président du groupe, Bruno Le Roux, s’est déplacé et a veillé personnellement à ce que ses collègues soutiennent Marisol Touraine. Sur ce sujet, pas de frondeurs qui vaille. Et le groupe a fait savoir que le débat sur la fiscalité allait bien être rouvert (voir Lmdt du 6 avril).

• Certains députés verts s’en sont donnés à coeur joie avec des amendements plus durs que la position de la ministre. Amendements soutenus par l’UDI. Pourquoi ?

• Comme nous l’avons relaté, ici-même, des députés UMP ont longuement bataillé contre le paquet neutre et d’autres mesures disproportionnés. En défendant le réseau des buralistes et en s’alarmant du développement du marché parallèle (de Élie Aboud à Jacques Accoyer, pour ne citer que ces exemples).
Mais numériquement, tous les parlementaires qui s’étaient engagés vis-à-vis des buralistes n’étaient pas là. Notamment des députés de la région parisienne. Certains amendements n’ont même pas été soutenus, en l’absence de ceux qui les avaient déposés. Pourquoi ces défaillances ? On finirait par croire qu’Yves Bur garde de l’influence parmi ses ex-collègues.