Alors que le projet de loi Santé arrive en en commission des Affaires sociales, ce mardi 17 mars, avec notamment des amendements anti-tabac dont le projet de paquet neutre (voir Lmdt des 11, 12 et 13 mars), on apprend (d’après Les Échos.fr) que Marisol Touraine a demandé au chef de gouvernement la procédure d’urgence.
Si Manuel Valls accepte, cela permettra de réduire « la navette parlementaire » à une lecture à l’Assemblée nationale et une au Sénat, avec le dernier mot pour l’Assemblée. La première lecture du projet de loi, en séance plénière au Palais-Bourbon, étant prévue pour début avril.
Cette information tombe juste avant la manifestation de dimanche 15 mars, à Paris, des professions de santé : des médecins libéraux aux chefs de cliniques en passant par les internes.
De plus, le calendrier parlementaire s’annonce toujours chargé d’ici l’été : de la loi sur le dialogue social à la réforme de la justice (voir Lmdt du 23 février).
Le prétexte est donc tout trouvé pour Marisol Touraine. Plus vite on ira, moins il y aura à discuter.




