Suite à l’adoption du paquet neutre par l’Assemblée nationale (voir Lmdt des 3 et 7 avril), la presse régionale se fait toujours l’écho de la colère des buralistes et de leurs élus (voir Lmdt du 8 avril).
Exemple : cet article dans Le Petit Journal de l’Hérault où Sophie Lejeune (présidente de la chambre syndicale de l’Hérault / région de Béziers) déplore les conséquences, sur la valeur de son fond de commerce, de la mise en place de paquets neutres qui vont dégrader son linéaire tabac et obscurcir la visibilité (au sens propre et figuré) de son point de vente.
En y ajoutant le développement attendu du marché parallèle et la pression « prohibitionniste » qui est ressortie de certaines initiatives parlementaires, elle en arrive à la conclusion suivante : « il y a 15 ans … il fallait presque vendre une maison pour acheter 20 mètres carrés de bureau de tabac … aujourd’hui, ce bureau de tabac ne vaut plus rien.
« Il y a une volonté gouvernementale de détruire notre commerce de proximité. Être buraliste, c’est une incarnation de courage, de l’abnégation, du travail, parce que nous sommes présents sur tout le territoire, pratiquement 7 jours sur 7 ». Avec des fonds qui perdent de la valeur, cela va devenir moins évident.
À suivre.




